jeudi 24 mai 2012
me revoilà
18 mai 2012
Conques -Decazeville - 20 km - 7h -
Etape dantesque....nous pensons avoir fait beaucoup plus de km qu'indiqués sur le guide, qui, nous l'avons constaté à plusieurs reprises (vérification au GPS de Berny) est loin d'être prècis.
Hier à Conques, étape spéciale, certains de l'équipe que nous formions depuis le départ s'arrêtent ici, soit définitivement, soit pour un jour de repos ou de soin. Les deux Irlandais ne repartaient pas aujourd'hui, la Norvégienne non plus : besoin de soin, les deux frères chanteurs hier arrêtent ici et surtout Berny qui finit son périple de cette année à Conques, il a vraiment "les glandes" mais c'est sur lui il reviendra le finir ce chemin. Il a beaucoup souffert depuis Le Puy, des pieds (des ampoules dès la 2ème étape) à vifs qui auraient dû le faire arrêter depius longtemps, puis attaqué par les punaises de lit il a fait une allergie spectaculaire à voir et douloureuse pour lui. Prends soin de Toi Berny et embrasse ton fils pour nous....
Nous avons donc logés à l'abbaye de Conques, une véritable organisation, plus de 140 personnes hébergées, des bénévoles qui sont là pour s'occuper de tout ce monde, pour servir, en fait disponibles pour que nous soyons le mieux possible....incroyable. Repas à 19h, nous ne sommes que Pierre et moi, les autres sont restés en ville pour leur soirée d'au revoir, bien sur, un moine nous accueille dans la salle de restaurant.... et tout le cérémonial avant de pouvoir manger ; repas excellent et copieux....et de nouvelles rencontres.
Nous sommes partis vers 8h sous l'orage. Comme depuis le début, pourquoi faire simple, le chemin descend tout au fond de la vallée puis on remonte, remonte, remonte ça n'en finit pas. Sans bâtons (merci Maryline) je crois qu'il était impossible de faire cette étape en toute sécurité. Dans la boue, sur des pierres, dans l'eau, sous l'eau, comme je l'écris plus haut dantesque. Là tu te demandes ce que tu fais là, mais ce qu'il y a de bizarre c'est qu'une fois la difficuté passée, tu es prêt, après qqs mn, à t'en payer une autre tranche..
Normalement au milieu du trajet on devait traverser un village, Prayssac, où nous avions prévu une halte café. Mais en fait de village : 3 maisons et une vieille grange où il était écrit sur les murs "café, abri pique nique, soyez les bienvenus..." dans la grange une table, quelques chaises et une cafetière avec du café chaud, de l'eau chaude pour le thé, des noix, du fromage, un petit vin du pays et Jean Luc qui accueillait ceux qui voulaient bien s'arrêter ; tu mangeais ou et buvais ce que tu voulais et tu mettais ton écot dans une tirelire. Là j'étais mouillé jusqu'aux os, obligé de me changer complètement, ce gars qui venait de me "découvrir" me dit "donne moi tes vêtements je descends chez moi, dans un quart d'heure devant la cheminée, ils seront secs..." Pendant ce temps 5/-6 blaireaux arrivent, les femmes n'ont pas voulu entrer (pas assez propre) et un mec la gueule enfarinée dit "ça manque carrelege là dedans" l'hôte médusé n'a pas su quoi lui répondre....
Nous avons poursuivi notre périple jusqu'à Decazeville, toujours sur le même genre de chemin, ils ont du tracer ce GR au moment où les gars portaient des sabots...ils ne connaissent pas les lacets : on descend et on monte les pentes tout droit.... Pour arriver dans cette ville une descente longue d'1,5 h sur le goudron avec des pourcentages à faire palir des cyclistes... J'ai pu récupérer ma carte mémoire dans un gite, merci "la malle poste".... notre gite ce trouve à 40 mnn de la ville... Nous ne pouvions pas repartir sans la "pression" de la fin d'étape ; au bar qui ? Claus qui me dit "ici les "monaco" sont parfaits". Il a fait tout le trajet par la route, les annemassiens qui passaient, eux aussi, par là, ont aussi fait l'étape par la route et beaucoup d'autres par la "malle postale".
Incroyable la côte pour monter au gite, de la folie, les voitures doivent monter en 1ère ou en 2ème maxi...40 mn à suer comme des bêtes... arrivés au gîte...surprise... l'hospitalière trouve bizarre que l'on soit fatigué... tous les sacs sont dans l'entrée, les 1er arrivés sont en train de découper des légumes... accueil assez particulier... je monte voir pour les couchages, qqs "vieilles" installées me disent que les couchages sont déjà pris sur un ton qui ne donne pas envie de cohabiter... En bas, je demande où est ce que l'on peut se mettre... "attends, on dépliera le divan, et mettra des matelas parterre après manger". Je regarde Pierre, on se comprend, on rechausse nos godasses et malgré la fatigue nous repartons... et aterrissons dans un mobilhome (?) dans un terrain de camping qqs 3 km plus loin....où deux savoyardes, la mère et la fille, qui ont connu la même mésaventure nous invitent à manger...une belle fin de journée en quelque sorte...
Impossibe de vous parler du paysage, vous connaissez l'histoire du Kway de Dany Boum...Decazeville, moche, ville minière sinistrée, résultat de la politique énergétique française... Dans les rues des magasins et des magasins à vendre...
Claus était tellement mal à l'aise dans cette ville et mal accueilli qu'il voulait prendre le bus tout de suite pour Figeac...
après avant
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