vendredi 27 juillet 2012

Nous sommes vraiment arrivés

bonjour,*

je ne sais pas si quelqu'un regarde encore ce blog, mais peu importe, j'ai envie d'y revenir, ne serait ce que pour partager quelques photos et peut être compléter mon récit....mais pour ceux qui doutent encore je joins une ou deux photos montrant que je suis vraiment arrivé au bout et à St Jacques et à Finistera...

nous sommes bien là sur le balcon de la cathédrale
la cathédrale de Santiago

le bout du bout à Finistère là où les pèlerins brûlaient leurs vieux vêtements 
avez vs entendu parlé de cet encensoir géant
 (le botafumeiro)
qui servait, en diffusant de la fumée d'encens,
 à cacher la mauvaise odeur corporelle des pèlerins
ns sommes arrivés, ns trinquons à tous ceux qu'on aime et aux autres

jeudi 5 juillet 2012

Le but est atteint

bonsoir,

aujourd’hui à 11h15, je suis arrivè devant la cathédrale de St Jacques de Compostelle, moment très émouvant....je n'aurais pas cru ressentir cette émotion.
en avance de six jours sur mon plan de route..........je rentre chez moi dimanche après une grande aventure, pour moi, et pour moi aussi, ça n'a pas été toujours facile, j'en ai bavè qq fois, mais très sincèrement jamais je n'ai eu l'envie ni l’idée d'abandonner..........
Ns venons, Pierre (comarcheur depuis le deuxième jour, à le Sauvage)de  fêter cette fin d'aventure parce que, à notre échelle, c'est quand même une aventure.
Et pour terminer en beauté, je viens de discuter avec un jeune Lorrain qui rentre ce soir après avoir fait le chemin de Norte, en qqs mn ns avons eu un échange très fort. Il est venu me serrer la main en partant et m'a dit "un échange de qqs secondes à qq fois une valeur de plusieurs heures de discussion, au revoir mon ami.".........rien à ajouter

j'ai réussi..........je suis simplement content.
merci à celles et ceux qui ont cru en moi et qui m'ont soutenu

mardi 3 juillet 2012

bonsoir,

je viens de relire mon dernier message dur dur, mais il ne me restait que qqs secondes de crédit et j'avais envie d'être un peu avec vs...
aujourd'hui nous sommes arrivés à Melide, à 50 km, je touche le but du bt du doigt, mais tjs attentif, car corps très fatiguè on sent la limite de la rupture à chaque petit faux mouvement
Nous venons, avant celle d'aujourd'hui, de faire 3 étapes assez difficiles, pour ns, par les difficultés et la longueur, nous avons près de 1500 km ds les jambes et ns sommes maintenant en concurrence avec les espagnols qui font les 100 derniers km pour avoir le "diplôme" de la marche, il parait que ça leur donne des points pour leur CV, ce n'est plus du tout la même ambiance et sur le chemin et ds les albergues, hier Pierre leur a demandé de fermer leur "gueule" à 23h30..........
Ns avons franchi le fameux " O Cebreiro" qui faisait peur à tout le monde, ns y compris bien sur, il était mis ds une étape de 12 km par le Michelin, nous l'avons intégré ds une étape de 27 km et sous la pluie.
Hier une étape de 37 km très très relief pour trouver un point internet que ns n'avons pas trouver à Hospital de la Cruz.....
Aujourd'hui plus coule, presque plat et presque tjs sur de la terre, les chemins en Galice sont moins" béton".

Au fait Claus si tu me lis, il y a 3 jours, pour son malheur, un cerisier s'est trouvè sur notre route et surtout à porter de mains, des fruits offerts par...,.un apport de vitamines pour régénérer nos forces pour finir en forme. je suis en avance sur mon plan de route, et mon avion est  seulement programmé pour mardi, je vais peut être, avec Pierre, pousser jusqu'à Finisterra.

vendredi 29 juin 2012

29 Juin - 66 ans

bjr

juste 2 mn pour vs dire bjr et vous dire que je souhaite mon anniversaire bien seul sur le chemin du moins loin de ceux qui me sont chers...
aujourd'hui pleine forme 32 km ....

jeudi 28 juin 2012

étape : Foncebadòn - Ponferrada

bjr,

étape d'aujourd'hui : Foncebadòn - Ponferrada....27 km

nous avons donc giter à 1440 m d'altitude, dans un gite sympa avec des "giteurs" aussi sympas...
encore un jour de match avec l'Espagne, mais pas trop de bruit : pas de but...
Partis ce matin à 7 h temps brumeux le soleil qui se levait avait bien du mal a crevè  le rideau de brume..
2ème jour de marche en montagne...des vrais sentiers ça change du goudron ou du béton...c’était plus qu’agréable..lever du soleil, air frais, silence qqs clarines assez loin, des fleurs partout jaunes et mauves et uns multitude de verts ...un vrai plaisir....si le chemin était comme ça tous les jours. 1ère halte visuelle à Cruz de Ferro 1504 m...il faut venir voir.....une descente très technique je me suis régalé, arrivés ds un petit village splendide pour une halte café après 2 h de marche...repartis après cette petite pose et reprendre l'ascension pour arriver au point culminant du chemin Collado de Las Antenas 1515 m d'altitude (ça ne vous rappelle rien ?), de là ns sommes redescendus à 590 m, en traversant 2 petits villages chouettes (comme dit l'hi..) Acebo (qui porte bien son nom) et Riego de Ambros là une fontaine bienvenue, je pose le sac me désaltère (en Espagne avec Mary on ne boit jamais d'eau du robinet...) et je m'asperge le visage mais en ayant oubliè d’ôter mes lunettes ce qui a bien fait le pèlerin qui était en train de casser la croute à cotè de la fontaine....
ns arrivons à Molinaseca où des jeunes états-uniens, allemands et autrichiens voyant la rivière et la limpidité de l'eau ont piquè une tête, et pourtant l'eau était froide (eau de montagne)... village coquet, rues piétonnes et des gens partout aux terrasses (surtout des pèlerins), ns faisons nos courses pour le déjeuner le commerçant nous offre des cerises qd nous entrons et des amandes en sortant (agréable non ?)...
ns pique niquons ds le jardin d'un albergue qui n'est pas encore ouvert....
fin du parcours moins réjouissante, 7 km de goudron de quoi te dégouter de la journée de plus on nous fait entrer dans la ville en faisant de grands détours on voit le clocher de la cathédrale sans jamais y arriver.
gros gite 160 places très bien équipé et petites chambres...

mercredi 27 juin 2012

je suis à Foncebadòn

olla,

je suis à Foncebadòn en montagne, 1440 m d'altitude...pour me situer je suis à 6 km de l’étape prévue c'est à dire Rabanal del camino....nous avons donc fait une étape de 26 km en évitant de justesse ce matin un sacrè coup de vent et un grain violent, le ciel ètait tout noir ns ns sommes donc dépêchés à atteindre le 2 ème village de la journée pour être à l'abri... nous avons donc dépassé Leon et ne sommes plus qu'a 230 km du but, mais l'organisme commence à se plaindre....espérons qu'il ne ns arrivera rien de plus grave que les ampoules actuelles qui sont néanmoins assez gênantes pour qq un qui n'a pas l'habitude.... tjs les grdes chaleurs avt la Galice ...
salut à celle ou celui qui me suit encore...
je n'avais pas vu que ça faisait aussi longtemps que j’étais restè silencieux, mais arrivè qqs fois ds des "trous" ou ds des établissements sans ordi ou des ordis hors d'usage....
je ne sais pas si je vais vous raconter ttes les dernières étapes, il y a eu plusieurs jours oú il n'y avait rien d’intéressant à voir donc à raconter....marcher, marcher et souvent sur le goudron...
il a fallu que j'atteigne les 1300 km pour avoir des ampoules et quelles ampoules, de plus j'en soigne une, et le soir une autre et venus se greffer dessus impressionnant pour moi qui n'ai jamais eu ce genre de chose...il parait que c'est à cause de la chaleur...si la seule chose, pour nous, d'original c'est le nombre de cigognes, tous les clochers sont habités par plusieurs nids de ces oiseaux, nous avons même vu un matin près d'une cinquantaine de ces volatiles dans un près en train de chercher de la nourriture pour leurs petits...
hier, un jour sans, je me suis demander dès le départ si j'allais finir l’étape, début du parcours 5 km de goudron, puis des lignes droites à perte de vue au milieu des champs de plantations variées, puis le long d'une ligne de chemin de fer, nous avons donc pris une variante pour quitter les bords de rte, partis dans la nature montagneuse, par 38 degré, la fin de l’étape près de 6km de béton...de plus en panne de flotte en plein désert....
qu'est qui pousse coréens, japonais, ougandais, chinois, canadiens, états-uniens, brésiliens, mexicains, belges, norvégiens, allemands, autrichiens, polonais...à parcourir ces km par 38* ??? tous n'ont pas les mêmes objectifs mais tous marchent et sont contents de marcher, pourtant il y en a bien qui souffre beaucoup plus que moi...
je me situerai à la prochaine visite plus de crédit ...

jeudi 21 juin 2012

bonjour,
un petit mot trés tôt le matin, impossible de dormir.....ronfleurs...c'est un inconvènient majeur du chemin.
nous sommes arrivès à Carrión de Los Condès après une ètape, de 26 km, marquèe surtout par une lutte constante contre un trés fort vent. Aujourd'hui ça ressemble à une ville...les jours derniers nous ètions dans des bleds très petits et oú une des activitès èconomiques principales doit être le passage des "marcheurs pèlerins"....... beaucoup de villages dont près de la moitiè des maisons tombent en ruine, même les èglises, d'ailleurs il n'y a que ça à visiter les èglises quand les sont ouvertes et qd la visite n'est pas payante, ils ont peut être peur qu'on leur pique l'or des retebles....le chemin nous fait faire de grands dètours pour passer devant ttes les èglises des villages qui sont à proximitè du chemin.
le chemin, en ce moment est monotone, petit vallonnement, des champs de cèrèales à perte de vue....on voit le chemin très trés loin devant ce qui est parfois dèmoralisant qd on aperçoit des gens tout petit là bas tout au fond et que nous devons y aller.........
nous modifions tous les jours les ètapes en les allongeant de qqs km, c'est presque plat, pour arriver le plus tôt possible......
pas d'anecdotes particuliéres.....si dans le village Hontanas, tout petit village, tout à coup nous avons vu arriver une foule importante, qui a du multipliè par 10 la population du village, elle venait assister à l'enterrement d'une personnalitè qui ètait nèe ds ce village, lá rien de spècial, mais à la fin le curè qui revenait seul du cimetiére,avec son bènitier, s'arreta pour discuter avec moi, surement le plus mècrèant des prèsents, après le traditionnel vs venez d'oú, à oui je connais la France et le voilà qui me parle en espagnol avec une certaine fougue au bout d'un long moment il s'est aperçu que je ne comprenais pas grand chose, il s'est remis à parler en français pour me parler des espagnols....qu'ils votaient tous à droite, que ce n'est jamais de leur faute, qu'il faut faire encore attention à ce que l'on dit et à qui on le dit, même lui ne peux pas dire tout ce qu'il pense dans sa propre famille, que la libertè des femmes est illisoire....et puis ses pèriples en France où il allait faire des rèunions "clandestines" à Aix en Provence et à Nimes...certes il ètait vieux mais un curè ne dit-il pas tjs la vèritè, non souvent le vèritè ????
sur ce je vais essayer de dormir un peu, il est 4 h....aller á plus

lundi 18 juin 2012

lundi 18 juin...l'appel...
je suis arrivè à Burgos, nous avons dèpassè allègrement les 1000 km
nous avons fêtès cet èvenement à Villafranca Montes de Oca, à, comme il se doit en espagne, la sangria... je suis arrivè dans cette ville avec une baisse de moral, et mal partout ( je sais j'ai choisi, mais je dis seulement dans quel ètat je suis...je ne me plains pas....) quelques fois on se demande ce que l'on fait là, mais jamais le matin l'idèe d'abandonner ne vient à l'esprit... Mary m'a tèlèphonè ça m'a fait un bien fou ce silence radio me dèsespèrer.... dans ce village, comme dans celui d'hier (pire encore) rien quelques maisons c'est tout, même au bistrot on hèsite à vous servir.... Hier, avec un aubergiste qui ne voulait pas ouvrir son bar....l'après midi et de plus c'ètait dimanche...des ordis mais pas de branchement aux rèseaux...Mais la patate pour faire l¡ètape d'hier presque plus de douleur et le joie de marcher (un coup de tèlèphone ça change tout) pour la 1ère fois je me suis mis la musique (prèparèe par Mary) sur les oreilles c'est vrai que ça rend l'effort plus sympa, ça occupe l'esprit, ça peut même donner le rythme.
Nous avons marchè, hier, avec 2 ètats uniens, sous un soleil mèchant et beaucoup de goudron....25 km...eux ont continuè jusqu'à Burgos (14km, dont 9 en bus pour traverser le zone industrielle)...
la nuit dernière dans un petit gite nous avons pu nous reposer, chambre à 3 sans ronfleur....les 2 nuits prècèdentes ont ètè èprouvantes quasiment impossible de dormir même avec les tampons d'oreille, un jeune amerloc ronflait tr`s fort, le savait et distribuàit des boules kiess, mais partait vite le matin à 5h30 avant que quelqu'un ne lui tombe dessus, nous avons du le supporter 2 nuits, maintenant ns ns renseignons ds quel gite il s'arrête...
Aujourd'hui nous sommes donc arrivès à Burgos, 10 km de marche puis 6 km de bus, nous sommes arrivès à 10 h, gite ouvert à 12 h donc...visite de la cathèdrale magnifique...pius petit ballade dans la ville.
grand gite 160 place mais tr`s moderne, très propre et bien èquipè, une lampe de chevet et une prise de courant par lit....mais pas de cuisine possible...
il commence à pleuvoir, souhaitons qu'il ne fasse pas le même tps que chez ns ces derniers jours...
a titre informatf, schez que ns ne sommes pas des cheminots et que nous prenons uns douche tout les jours et que nous changeons tous les jours de Tshirt, de slip et de chaussettes...pantalons et chemises lavès qd le tps permet le sèchage...
ah oui ns avons traversè de grands chañps de pavot impressionant...

jeudi 14 juin 2012

olla ! je crois que je n'ai jamais autant utilisè ce terme pour dire bonjour même avec "mes" profs d'espagnol, chaque fois que l'on croise quelqu'un pèlerin ou espagnol on y va du "olla".
aujourd`hui 31 km et fini sous un soleil de plomb, ça doit être terrible de faire le chemin au mois d'aout...
je viens de rencontrer encore un français qui à fait au moins 4 ans de mèdecine et qui me dit que les complèments alimentaires c'est de la merde et qu'il suffit de boire 4 litres d'eau par jour et que l'on parre à tt accident (comment vais je faire Franck ? 4 l d'eau par jour sans anisette...) pas de difficultès majeur si ce n'est mon mal de dos ou c'est mon sac qui ne vaut rien ou c'est moi qui suis mal foutu mais en fin d'ètape je souffre et il me tarde de poser ce putain de sac... dèpart 6h30 (c'est ça les vacances) pour arriver vers 14h30 dans un gîte où l'on est 74 cote à cote fille ou garçon...mais le gîte est "donativo" c'est à dire pas tr`s cher..je suis arrivè à Najera et je crois que nous avons dèpassè les 900 Km plus que 480 ... et les mecs d'oscar merci pour vos encouragements...a`demain ...le gardien me chasse

mercredi 13 juin 2012

salut les amis,
juste un petit mot pour vous dire que l'ètape d'aujourd'hui a ètè dure, après les 40 bornes d'hier, les 28 de cette journèe ont mal passè...j'ai mal partout et au dos en particulier...demain 31 puis une petite que Pierre veut allongè mais je ne serais pas d'accord je ne prifite plus en ce moment il faut que j'y trouve aussi du plasir....la longue distance m'a enlevè le plaisir que j`avaie eu à midi...d'autant qu'un français qui avait dèjà fait le chemin et qui ètait en excursion, m'avait momtrè un point crucial du robinet où ça coulè en continue et avec un dèbit intèressant...plus de cr`sdit j'essaierais d'être plus long demain

mardi 12 juin 2012

Olla,
juste un petit mot, ici on paie aussi internet il n'y a pas de petit profit...le "marcheur pèlerin" est devenu une vache à traire rentable.
nous sommes arrivès à Los Arcos, plus loin que ce que nous avions prèvu...une erreur d'aiguillage pourtant nous avons toujours suivi les balises ???? lors que nous nous en sommes aperçu notre ville ètape ètait passèe, pas qustion de faire machine arrière...mais le prochain gîte ètait à 12 km...nous nous sommes donc payès 40 km....incroyable du moins pour moi...je crois qu'en temps normale j'aurai tout plaquè, et à le fin des grandes lignes droites sans jamais apercevoir les maisons du village et le dos qui criait au secours et les articulations des hanches qui grinçaient de douleur et de manque de lubrification et les èpaules qui demandaient grâce....maie nous y sommes arrivès naz mais entiers...
juste un petit  mot avant de plus avoir de crèdit...nous avons trouvè à côtè du lieu où nous avions prèvu de pique niquer une cave qui avait mis 2 robinets à disposition des pèlerins un avec gros dèbit pour l'eau, l'autre avec un tout petit dèbit juste pour remplir un verre, par lequel coulè du vin une aubaine (et du rouge Franck donc pas de production d'acide)

lundi 11 juin 2012

11 juin 2012
les ètapes sont un peu faites, maintenant au grè de notre condition physique.
Nous sommes ce soir à Mañeru, alors que l'ètape programmèe par le Michelin ètait Puente la Reina.
Hier la même chose nous devions nous arrêter à Pampelune et nous sommes allès jusqu'à Cizur Menor.
Nous sommes restès un lomg moment à Pampelune sans savoir que nous y ètions dèjà, c'ètait la fête dans la ville...une fête religieuse...nous avons visitès la cathèdrale pendnat le "discours" de l'èvêque...une ville tres animèe.... c'èteit dimanche, nous avons fait qqs course pour casser la croûte...Nous avons trouvè un grand parc et tels des clodos nous nous sommes installès sur un banc....il ètait à peine 13 h très tôt pour les espagnols d'où peut être tous ces regards,  repas de fête : tomate avec du sel, chips, pain et jambon, une bière et un carrè de chocolat comme dèssert,.. je crois que je ne me serais jamais trouvè dans cette position en situation normale....
Nous avons rencontrès hier, encore un bretons (ils ne doivent pas être très bien chez eux, on les trouve tous sur le chemin) mais assez spèc' celui là, il tout et son contraire en moins de 5 mn...Nous retombons dessus dans Pampelune, le français bof' discret, modeste....nous le perdons, mais comme nous allons tous dans la même direction immanquablement nous nous retrouvons, nous arrivons, à mon grand soulagement, à le lacher, nèanmoins courageux puisqu'il est parti de chez lui (Landerneau) à pied...
Nous nous retrouvons dans un gîte des hospitaliers de la croix de Malte, gestion assez militaire, mais très peu cher (4€ la nuitèe), on va peut être se rettraper sur les depenses françaises, mais 4 fois l'hospitalier nous dit l'heure de le messe...nous partons faire le tour du village, comme c'est dimanche...il n'y a que les bistrots d'ouvert, nous nous devons là aussi d'aider les viticulteurs espagnols...
nous rentrons, et ils ne sont pas partis à le messe, le responsable nous redit, mais seulement à titre d'information que la messe est è 18 h 30....pendant le messe nous nous faisons notre repas et nous dègustons une bonne soupe royco et une tortilla, la messe finie nous avons dèjà ranger la vaisselle... nous avons fait la course, comme de vraie mènagère entre les averses pour ramasser notre linge et le remettre dehors...
pour ma famille et mes filles et petit filsen particulier, je ne me sers plus de mon tèlephone, je n'arrive pas à enlever le 3 G et ça va me coûter la peau de fesses...je vais très bien dans tous les domaines reprendrais conctact personnel très vite....bisous à tous...je commence à maîtriser le clavier espagnol...

vendredi 8 juin 2012

bjr,
8 juin etape de St Jean Pied de Port - Roncevaux - 30 km - 7h
nous sommes partis  a 7h30 apres une grande attende de Pierre qui n`avait pas fini de se maquiller (J"ai un clavier espagnol...c'est la galere)
Sur les 30 km, 20 de montee...tres tres physique, de plus la pluie est venue perturbee notre progression, 1er arrèt au refuge de .....cafè`. terrasse très belle vue mais il ne fait pas tr`s chaud...
nous pensions avoir passè les difficultès, mais le reste du menu nous attendait, dur dur, j ai eu de la chance ma jambe a tenu. En fait je suis assez content de moi, je pensaia avoir de grosses ennuis ...pas du tout...mais longtemps sur le chemin, nous sommes arrivès á 14h30...

jeudi 7 juin 2012

bonsoir,
il est près de 21h je finis de diner...avec une izzara..il faut faire oeuvre de solidarité avec les producteurs locaux....
Je ne sais pas si vous êtes nombreux à suivre mon aventure mais sachez que je viens de réussir la moitié de mon pari je  suis arrivé à St Jean-Pied-de-Port, la partie française du parcours vers st Jacques...
Demain à 7h30, nous attaquons l'ascension des pyrénées pour arriver à Roncevaux..vous vous rappeler...Roland et le caillou.... Charlemagne...j'ai appris cela à Jezainville et je ne pensais jamais venir un jour ici de surcroit à pied...
les effets des efforts physiques se font sentir sur tous les vieux (c'est à dire ceux qui sont partis du Puy) Pierre vient d'être "victime" d'une douleur dans la cuisse droite qui l'a contraint à s'arrêter pour se soigner, Michel le vosgien est obligé de voir un médecin, Ivan le monegaste à des pieds avec des anti brouillards...ils n'ont pas voulu prendre un jour de repos pour m'attendre ....
je crois que nous allons essyer de monter Roncevaux que Pierre et moi... et pourtant Michel voulait aller jusqu'à St Jacques...
Nous avons rencontré une fille, Madeleine, que fait ders étape de dingue en moyenne 40 km par jour de plus elle semble allumée...
Ommes dans un gite sympa avec une tenancière sympa Sabine et son copain Franck qui est assez original...
je vous raconterai la suite plus tard..il nous mettent gentilement dehors...

samedi 2 juin 2012

bonjour,
dimanche 3juin
après une journée de repos, je vais essayer de repartir.... Nous avons décidé, avec Claus le danois, de faire la moitié de l'étape en taxi..... si ça tient 16 km ça devrait être bon pour la suite...
Il pleut, il pleut, c'est peut être mieux pour la réadaptation à la marche....
Hier, journée de farniante, lever à midi, Claus avait fait les courses et préparer le repas, je crois n'avoir jamais manger un steack aussi gros "il nous faut des forces, et reconstituer nos réserves..." a-t-il décreté... bien sur on ne pouvait manger sans boire, la patronne de l'hotel nous a offert une bouteille de rosé pour l'apéritif et nous avons lubrifié le repas avec un petit rouge local pas mauvais du tout... nous sommes sortis de table à 15 h, sieste jusqu'à 18 h, petit tour en ville, et repas très frugal une boîte de pâté pour 2 et un petit coup de "Tariquet"....
une bonne nuit et je souhaite ardemment pouvoir poursuivre.....
rebonjour,
j'ai essayé de rédiger depuis mon télé portable, mais pas simple de manipuler le clavier... je repasse donc sur le vieil ordi de l'hotel de la Paix d'Aire sur l'Adour...
Cette putain de tendinite m'a obligé à rebrousser chemin, j'ai eu du mal à regagner l'hotel, le stop n'a pas marché les chauffeurs me faisaient signe que je n'avais qu'à marcher...
Après 1h "sous petitspois congelés" je suis allé de nouveau dans une pharmacie , j'en suis mainteant au "flector", j'espère que ça va vite se réparer. Claus part demain je voudrais essayer de partir avec lui, il fait un bout en voiture et le reste de l'étape (15km) à pied...
Je suis complètement ecoeuré d'être dans cet état, je me sentais pourtant très bien et cette saloperie arrive sans prévenir, j'ai souffert sur les 15 derniers km d'hier, la nuit a été tranquille, je ne sentais plus de douleur ce matin et...heureusement que je suis dans une grande ville (pharmacies)... une médecin marcheur m'a dit hier, après avoir vu ma jambe, qu'il me faudrait un peu d'arrêt que le corps était soumis à de dures épreuves et physiques et climatiques...j'ai présumé de mes forces....
Donc, ce midi steack avec un restant de la salade géante que nous avions faite hier soir....à toute à l'heure
Il faut que j'arrive au moins à finir la partie française

.Samedi 10 h , c' est la mort dans l' âme que je suis revtypoenu avec beaucoup de mal à l' hôtel ...je n' ai pu faire plus de 3 km je suis allongé avec un paquet de petit pois congelés sur le bas du tibia ...heureusement que Claus avait pris la décisvion de faire une halte seul j' aurais complètement déprimé...sytutumpa ce gars il est parti faire les courses pour nous faire à manger pour midi "il faut que nous mangihons de la viande ' , je vais chercher des steaks " m'à- t - il dit

vendredi 1 juin 2012

bonjour,
Ca fait bien longtemps ...
mais depuis dimanche dernier je n'ai plus d'ordi...j'ai décidé d'allèger mon sac. Sans l'ordi il  pèse encore 14 kg...trop mais je ne vois rien à jeter.
je suis à Aire-sur l'Adour, près de 600km, mais mon corps commence à se rebeller, j'ai un début de tendinite au mollet droit, il est 7h15 je vais essayer de repartir en ne faisant pas l'étape programmée qui est très longue, 34 km, si j'arrive à en faire 24 ça sera satisfaisant....
Nous perdons encore des copains ici, plus beaucoup de "vieux" partis du puy; Claus fait un arrêt revitallisant, Ivan a retrouvé Michel ils sont déjà partis, Pierre veut bien m'attendre et marcher avec moi...
Aller à plus, il ne reste que 948 km pour Compostelle...

samedi 26 mai 2012

moissac


26-05-12
                                          repas du soir à Lauzerte
    pigeonnier transformé en habitation, pourquoi les rosaces entre les piliers et l'habitation ?

                              chapelle de St Servin-du-Bosc XI ème siècle
Lauzerte - Moissac - 24 km - 5h30
Je reviens un peu sur la journée d'hier. Nous étions dans un gîte extra, tout neuf, un accueil exceptionnel par les hospitaliers...des chambres spacieuses avec douche et wc...des draps, serviette de toilette, point wifi, machines à laver et à sécher le linge (pour pas cher)... Le seul jour où l'on décide de se faire à manger, nous apprenons que le repas est de très grande qualité ici. Rien que le petit déjeuner, le mieux que l'on ait eu jusqu'à maintenant, avec pain, gâteaux, une très grande variété de confitures faites maison, jus d'orange, yogourt....Nous avons appris que le propriétaire est un monsieur qui a beaucoup d'argent et que son plaisir est contenté les pélerins, sans chercher à faire absolument du fric... Vous vous foutez de ce barratin.... mais aujourd'hui, je n'ai pas grand'chose à raconter... Si jamais un jour vous faites le chemin, réservez dans au gîte des Figuiers à Lauzerte...
Nous sommes partis à 7h30, nous pensions que l'étape était plus longue...il fallait descendre de notre nid d'aigle, pour que vous vous rendiez compte de la côte, des vététistes, avec des cuisses à la Mayol, n'ont pas réussi à monter à la pédale...
je vais arrêter de vous parler du relief, c'est toujours des montagnes russes et souvent difficile, ne vous laisser pas dire que le chemin de Compostelle est facile, c'est faux ou alors se sont ceux qui se font porter leurs bagages d'étapes en étapes...C'est comme ceux qui disent "au bout de quelques jours vous ne sentez plus rien"....je sens toujours mon sac et j'ai toujours une partie de mon corps qui me rappelle à l'ordre et ça fait 19 jours que je marche.
La Nonoce de Boozeville est toujours devant sur le plat comme en montée et même que maintenant elle court dans les descentes.
Parcours monotone, près de la moitié en goudron, deux ou trois photos seulement, mais dur à certains moments jusqu'à ne pas pouvoir gravir une côte d'un seul trait, obligé d'arrêter pour réguler la machine qui s'emballait. Arrêt photo à la chapelle St Servin-du-Bosc après 4 km, puis un autre à Dufort-Lacapelette (12km)  pour le ravitaillement...Heureux d'arriver à Moissac  (71 m d'altitude) mais le panneau annonçant la ville était très loin du gîte...Nous sommes à l'ancien Carmel sur les hauteurs de Moissac. Rien à voir avec hier, c'est môche, nous sommes loin des wc, des douches, dans une ancienne sacristie humide avec des toiles d'araignées , de plus c'est cher...
Nous sommes allés faire un petit tour dans la ville, bof ! Si l'abbaye St Pierre avec son cloître un patrimoine unique de l'art roman, classés "patrimoine Mondial de l'humanité"....
Hier, une petite récréation sympa, coup de téléphone de Bertrand....j'ai eu tort de lui dire que je venais de Montcuq...il s'est laché...merci ça m'a fait plaisir.
J'en profite pour remercier tous ceux qui m'envoyent des messages de soutien...vous me donner le courage de continuer????????????????
Dernière minute : bouffe quelconque...Liliane ne trouve pas de transport pour se faire rapatrier à Figeac....

vendredi 25 mai 2012

Lauzerte


                                       le chemin facile ??? et la corde c'est pour sauter ?
                                       et la descente...t'es où Liliane ?
                                         les clodos pique nique
                                         au loin et très haut le village de Lauzerte...
                                              la place du village de Lauzerte
                                             place du village
                                         avec notre copain Claus
                                          plus que quelques km
                                     sur cette photo, il y a 3 capucins, le 1er qui me donne la réponse
                                     je lui rapporte une coquille de St Jacques

25 -5 - 2012
Montcuq - Lauzerte - 14 km - 3h30
Lauzerte : signifie "lumière ou lieu éclairé",  bastide en quercy,  classée parmi "les plus beaux villages de France", halte historique sur le chemin de st Jacques depuis le XIIème siécle, elle surplombe les vallées de la Barguelonne et du Lendou,  Lauzerte marque l'entrée du chemin dans le Tarn et Garonne.
Petite étape, mais vigoureuse....partis à 8h... quelques centaines de mètres sur le goudron en descendant, et pour quitter Montcuq, on monte, on monte, on monte pour arriver en haut tout mouillé (de sueur)... 14 km sans halte véritable. Visite de la petite église de Berty, le sac sur le dos.... dans des prairies marécageuses où nous avons eu droit à un récital de grenouilles ou de crapauds impressionnant ; poursuite du chemin avec un grand bout de goudron puis pour ne pas rompre avec les habitudes une côte à couper le souffle qui débouche dans une cour de ferme où est dressé un stand boissons. les marcheurs devant nous ne s'arrêter pas et pour cause, ce n'était pas "donitivo", le café, du jus de chaussettes  1€, un gâteau sec 1,60€, comme nous avons des informations sur la paupérisation des paysans nous avons fait un geste et consommé et même que la fermière nous demande si il faut nous faire de la monnaie...toujours le sac au dos. Nous continons sur un chemin de terre tranquillos, tantôt à couvert tantôt au soleil qui commence à chauffer, la terre est blanche, la boue aussi et souvent les passages sont accrobatiques pour éviter les marres qui obstruent la voie, merci les bâtons. Soudain, le chemin devint un calvaire, une côte force (je ne sais pas quel numéro) des cordes sur le côté pour nous aider à la gravir, dingue....il n'y a que ceux qui sont portés par la foi (Berny) qui doivent trouver ce passage facile, sur qu'ils l'ont monté en lévitation... (il est bon de savoir que tous les soirs, nous avons un Kakou qui fait le trajet les doigts dans le nez, qui se lève à 5h et qui fait en moyenne 40 km par jour).Retraverser de grands champs couverts de plastique, culture du melon du Quercy. Puis, comme nous étions montés, il fallait bien que cela arrive la descente de même nature que la montée avec des escaliers et une rampe; Cela faisait un moment que nous voyions le village de Lauzerte, haut perché, avec l'espoir que le gîte soit plus bas...et non à 11h30 il fallut attaquer la côte pour arriver au gîte avant midi, mais qui ne nous accueillait qu'à partir de 13h30... on a contunué la montée jusqu'au sommet du village, très joli néanmoins...nous avons cassé la croûte comme des clodos sur un banc à l'ombre d'un arbre, après avoir bu le "monaco" de l'arrivée... Le gîte ouvert, nous en avons profité pour faire une vraie lessive en machine... re-petit tour escalade au village...le patron d'un bar refuse de nous servir un monaco, "je ne mets pas de grenadine dans ma bière, elle vient d'une petite brasserie d'Aix  les Bains, goûter plutôt mon jus de chasselat"....puis course pour le repas du soir...il faut que l'on module un peu les dépenses, le chemin n'est pas pour les pauvres, ça devient un "truc" de bourgeois n'est ce pas FX ?.....

Montcuq


                                      église de Lascabanne
                                         pique nique à la chapelle St Jean
                                          le Quercy blanc
                                          l'entrée de Montcuq
le gîte de Montcuq
                            une haie fleurie


 Labastide-Marnhac  - Montcuq - 27 km - 6h30...
Montcuq dans le Lot, capitale du Quercy blanc, construite sur une colline autour de son donjon du XIIème siécle, de 30 m de haut, Montcuq (en langue d'oc, l'expression cuq, tuque signifie sommet) domine la vallée de la Barguelonne....
Départ 8h30 de chez Patrice....toute sa petite famille est sur le pas de la porte pour nous faire signe (la mamie en robe de chambre)....
Le soleil est revenu, Vanessa est repartie, elle nous accompagne jusqu'au bistrot du village pour attendre Joël.... Le bistrot-magasin-bureau de poste est tenu par des normands  qui ont tenu le même genre de commerce à la Madine (pour les locaux)....
Début d'étape relativement rapide, toujours ce terrain accidenté, ici la boue est blanche, nous arrivons sans encombre à Lascabane à 17 km(altitude 180m, départ 312m) vers 11h30, trempés de sueur...bêtes. Nous avons fait un petit détour pour passer par une épicerie, mais bien qu'elle soit mitoyenne à l'église qui elle est toujours ouverte, l'épicerie ouvre à 13 h, intêressant pour le casse croûte de midi, il y a quand même une machine à vendre des bissons fraiches. Nous en profitons pour visiter l'église, ne sommes nous pas des pélerins ? Reprise de la route, un peu de goudron pour masser le dessous des pieds, puis grimpette, pourquoi sans priver, 103 m de dénivellé en 2km...de nouveau une chapelle, st Jean, arrêt pique nique, nous avions un vieux morceau de pain et un rest de sauss' dans le sac....
Les dix derniers kilomètres furent assez monotones, chemin bucolique en ligne de crête sous un ardent soleil, nous sillonons entre des haies de genets en fleurs,des chevrefeuilles, des orchidées et autres grandes belles fleurs bleues qui toutes embaument l'atmosphère...
Arrivée de Montcuq, devinez....sur les hauteurs, une grande descente sur le macadam, nous apercevons le nom de notre gîte sur une petite pancarte nous indiquant un petit chemin, nous n'avons pas osé le prendre l'écriture de la pancarte nous à rebuter.... alors goudron...à l'entrée du village, nous posons les sacs pour faire le point : bar ou gîte tout de suite ? Un jeune arrive sac au dos il essaie de nous parler, c'est un polonais, il ne parle pas français et quelques mots d'anglais (mais avec moi ça ne sert pas à grand'chose), il vient de Pologne à pieds et compte aller jusqu'au bout. C'est le même qui a frappé à la porte de Patrice hier soir pour avoir à manger, il lui a donné une boîte de sardines, un morceau de pain et un yogourt ; Patrice nous a dit qu'il sentait mauvais, qu'il était prêt à lui proposer sa douche (celle  que l'on partage dèjà). Nous interpellons un cycliste pour savoir si il y a un café dans la village "oui, plus loin dans le village, trois"....resac à dos sur les épaules, direction terrasse et le monaco du jour. A la terrasse, une touriste anglaise m'adresse la parole en ma montrant un appareil photos, je reconnais celui de Pierre, elle l'a trouvé sur le banc où nous avons fait notre halte; elle m'a reconnu en ayant regardé les photos....nous reprenons le chemin pour le gîte bien sûr il grimper, nous constatons que l'indication de plus haut était vraiment un raccourci, un km nous dit le patron...maison propre, confortable avec un point wifi....le patron est le vrai patron (ancien militaire surement), gros ventre, fauteuil attitré, vrebe haut, femme qui travaille...hébergement relativement cher (31 €). Pendant que je mettais à jour mon blog, Liliane et Pierre sont retournés au village, ils y ont renconté Claus qui venait de Cahors en une seule étape, évidemment, cérémonial du "monaco" Liliane et Pierre qui avaient bu une cannette de 50 cl avant de partir en sont dèjà au litre de bière....Diner à 19h, toujours le même menu nous a dit le patron, tous le monde en est satisfait... bof ça ressemble à de la conserve...nous payons après le repas...peu de temps après l'hospitallière fait toutes les chambres pour demander "qui à oublier son porte monnaie" c'était Pierre...

jeudi 24 mai 2012


24 Mai 2012








Le Pech - Labastide-Marnhac -22 km- 5 h30
Départ à 8h30 après un petit déjeuner copieux confectionné par nous même, les ingrédients étaient à notre disposition dans la maison. Les filles nous ont dit avoir passé une nuit assez bruyante : ronflements et d'autres bruits incongrus dûs aux fayots d'hier soir....Le brouillard et le froid sont de la partie pour commencer cette nouvelle jounée. Pour ne pas changer, nous descendons "raide" et dans la boue.... et toujours après une côte terrible....ensuite sur la ligne de crête dans un chemin de gadoue, des vallons plus ou moins boisés à perte de vue...nous surprenons un chevreuil qui détalle devant nous, agréable spectacle...petit à petit au milieu de champs de coquelicot, nous nous approchons de Cahors milieu du chemin en France... Vanessa m'étonne agréablement, elle suit sans problème la cadence et la distance....
Après 12 km, nous arrivons sur les hauteurs de Cahors. Mais vraiment sur les hauteurs, de nouveau une descente terrible et sur le goudron, une souffrance pour les pieds, en courant pour souffrir le moins possible. D'ailleurs la première vitrine que l'on rencontre en entrant dans Cahors, c'est une pharmacie et beaucoup de pélerins y font une halte...
On entre dans la ville par un pont qui enjambe le Lot rouge de terre par les intempéries actuelles...traversé le pont, un octroi, petite guérite en pierre qui est occupée maintenant par des bénévoles qui accueillent les "marcheurs-pélerins",  boisson et gâteaux nous sont offerts.... les dames charmantes qui sont présentes veulent bien nous garder nos sacs....nous partons visiter Cahors...
Nous nous dirigeons tout de suite vers la vieille ville, une chance (Maryline) c'est jour de marché, nous en profitons pour acheter de la saucisse de canard pour le repas de ce soir....puis visite de la cathédrale assez exceptinnelle, nous y passons tous les 4 un long moment. A savoir que cette cathédrale à des particularités uniques, de style roman avec deux coupoles qui sont les plus vastes de France par leur largeur (18 m) et leur hauteur (32 m au-dessus du sol)....ville médiévale qui a eu son moment de gloire et de richesse (pour plus de détails je tiens à votre disposition le mail de Joël).
Après une halte de 3 h, nous quittons Cahors par le pont Valentré, un monument, je demande à mes accompagnant de chercher le petit diable (cf : histoire du pont Valentré). Ce qui nous attend est sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu'à maintenant, des escaliers impressionnants, de hauteur inégale et d'interval irrégulier, un supplice (du moins pour moi) mais je crois que Liliane, Vanessa et Pierre étaient à la même enseigne....chemin difficile et nous paraissant interminable...arrivés aux Mathieux, une descente de dingue, les cyclistes qui venaient de nous doubler ont mis pied à terre... d'après notre logeur du soir, les propriétaires du gîte des Mathieux (gîte luxueux) ont détourné le GR pour qu'il passe devant chez eux et... pour récupérer plus loin le GR 65 ont bulldozé tout droit à travers la forêt. A Cahors, j'avais entendu que les Mathieux étaient à deux heures de notre gîte du soir. Le final fut interminable, on a monté, monté, monté avec quelques fois des pourcentages impressionnants. Nous nous sommes même arrêtés pour controler notre itinéraire....Nous sommes arrivés au gîte à 18h40, notre hôte nous attendait sur le pas de la porte croyant que nous nous étions perdus....il nous a appris que les Mathieux étaient en fait à 6km....et ce soir, il faut que l'on fasse des course et à manger...
Accueil sympa mais un peu spécial....Patrice vivait dans cette petite maison avec sa petite fille et sa mère que était de passage, nous partagions tout l'espace ou plutot nous occupions tout l'espace eux se faisaient tout petit pour nous laisser la place, cuisine, salle à manger, salle de bains et wc. Patrice dormait dans la cuisine...le matin, il nous a préparé le petit dej', pendant que nous déjeunions sa mère est arrivée en robe de chambre, complètement dans l'intimité de ces gens qui doivent se sevir du chemin comme ressource...même pas de tampon, un petit dessin naïf et une signature....
Au fait Cahors est la ville natale de ....Gambetta.
Pour les puristes, j'ai relu qqs uns de mes écrits, j'ai découvert de nombreuses fautes de toute sorte....après plusieurs heures de marche dans la journée c'est dur de se mettre au clavier... nous dirons que ce sont des coquilles ...de St Jacques, et ne vous excitez et ne vous lancez pas dans le larousse

le Pech


22 mai 2012
                             dru dur dur difficile après une longue journée de marche par mauvais temps
                                           que vais je leur raconter ?

                             on se prépare pour le départ
Varaire - Le Pech (Laburgade) - 21 km - 5 h
 Le Pech veut dire les hauteurs , les monts.
De nouveau départ (8 h 30) sous la pluie et...le froid. Arrêt à la petite superette pour le repas de midi, nous optons tous pour des fruits...encore un commerçant aimable comme une porte de prison, pourtant tous les gens comme nous passe par chez lui, puisqu'il n'y a rien sur le chemin jusqu'à Cahors, et il gagne un peu sa vie grace à nous...
Chemin en sous bois, grande allée large bordée de murets de pierres sèches "les gariottes", les terres semblent désertées. Le ciel est très bas, on a l'impression quand levant nos bâtons nous pourrions déchirer les nuages....La pluie génére la boue, dans la gadoue jusqu'aux chevilles, les bâtons sont très utiles pour tenir l'équilibre, il faut souvent quitter le chemin et marcher sur le bord, plus haut et glissant, pour ne pas marcher dans l'eau. Nous empruntons pendant près de quinze kilomètres "la voie romaine", le Cami Ferrat, chemin muletier....tracé rectiligne sur le Causse désert où tu es seul, même avec des compagnons de marche....les villages sont à l'écart, rien n'attire particulièrement l'attention, longs moments propices à la réflexion. Néanmoins troublés par la fuite bruyante d'un chevreuil....On rencontre très souvent de vieilles fontaines à roue au dessus d'un puits hors d'usage sur le bord de la route
La végétation (buis, arbustres chétifs) est caractéristique de ces plateaux calcaires du Causse de Limogne, mais on est surpris par des plantations d'arbres alignés de façon impeccable, sur un sol très propre, se sont les fameux chênes truffiers....
Toute l'étape est dans ce milieu de végétation, le chemin est très ombragé, ça doit être agréable sous le soleil. Par moment nous marchons dans de véritables rus, l'eau ruisselle partout par ces pluies abondantes, pourtant la région a plutôt une réputation de région sèche. Vers midi, arrêt casse-croûte, à Mas-de-Vers où l'on croyait trouvé un troquet mais rien, grignotage de nos fruits et vite reprise de la marche avant refroidissement complet.
Il ne restait plus que six km à parcourir, 1 h 30, comme d'habitude, maintenant, un final corsé huit cents mètres de côte raide sur le goudron...gîte pas mal, pas d'accueil mais nos noms sur la porte. On entre, un chauffage d'appoint est branché, nécessaire aujourd'hui....l'hospitalière est venue nous rendre visite et nous dire quelques mots d'accueil et les détails partiques ; nous étions inquiets pour le repas, rien en vue au gîte, aucun commerce dans les environs (Pierre est allé en reconnaissance), la dame du causse nous a rassuré : repas à 19 h...le soleil est revenu, plus le vent notre linge va sécher, préoccupations terre à terre du "pélerin-marcheur"....
18 h 30, c'est le "patron" qui vient mettre le couvert, il dit être un mari obéissant, il fait donc attention de ne rien oublier sur la table. Le repas commence par une bonne soupe chaude, on en avait besoin, ça "caille" (comme dit l'oiseau). Comme on jouait au 421, l'hospitallière nous demande si on joue le nom du plat suivant, car il est renommé et même sur internet...et non ! Elle nous rapporte un gros plat de cassoulet, ouah ! Un délice...suivi de mon dessert favori, des oeufs au lait (mais moins bon que ceux de Mary). Nous nous plaignions de ne pas avoir de chauffage pour la nuit, mais à quatre dans la chambre avec ces fayots...ça va être le 14 juillet... Fin de la soirée avec une tisane préparée par Pierrot et nous nous couchons avant 21 h...

varaire


21 mai 12
Cajarc - Limogne-en-Quercy - 18 km - 4h30 ça c'est l'étape prèvue, nous avons décidé de faire :
CaJarc - Varaire - 25 km - 6 h
Nous étions hébergés dans un gîte communal, accueillis, même le dimanche par un employé municipal, Philippe très sympa, sachant mettre tout le monde à l'aise....gîte simple, propre, agréable....seul inconvénient, et de taille, une douche et un wc pour l'étage où nous étions 12. Diner dans le resto en face du gîte où la salle du resto était pleine de "pélerin-marcheur", le restaurateur, lui ici, ne refusait personne et reconnait faire son beurre avec les pélerins. A notre table....Claus qui a fait l'étape  à grande vitesse puisque accompagnait Marie la Canadienne et un couple de suédois qui marchaient très vite, il nous a dit n'avoir jamais marché aussi vite depuis le début....soirée sympa...nuit bruyante pour ceux ou celles qui avaient le sommeil léger entre ronflements et sommeiller ultra sonors....
Vanessa, nous a rejoint au départ de cette étape. Première chose : trouver un commerce pour le ravito' de midi, en chemin nous ne trouverons rien. Nous avons déniché un petit "libre service" type cubain ou d'après guerre, on s'est demandé si la commerçante n'allait pas nous demander nos tickets d'alimentation... nous en sommes sortis sans course....boulangerie : 2 sandwichs pour quatre...
Trajet relativement facile,  j'ai bien dit relativement. Départ avec la pluie qui s'est calmée assez vite (1 h)...marche boueuse en sous bois et monotone, pas une seule habitation jusqu'à 13 h quand nous sommes arrivés à Limogne. En entrant dans le village, nous avons rencontrés nos trois ht Savoyards qui cherchaient leur chambre d'hôte, d'après ce que j'ai compris, ils n'ont pas marché hier sous la pluie, celui qui souffre de tendite semble être au bout du rouleau...
Heureusement que nous avons pensé au "repas" nous sommes lundi  tout est fermé, même les bistrots....Nous avons squatté un pas de porte d'un commerce qui avait oublié de relever son store solaire....le froid nous a poussé à vite reprendre le chemin...
Encore 7 km pour atteindre notre but du jour, la pluie n'a pas attendu la fin de l'étape : 7 km sous une pluie battante, de nouveau trempés, de plus mes chaussures semblent ne plus être imperméables....
                                                       pause grignotage
                                         
                                             vous pouvez constater que le chemin est périlleux
Vanessa est aussi bien servie pour sa première journée avec la pluie, de plus elle pensait ne faire que l'étape prévue c'est à dire 18 km.... 25 il était temps qu'on arrrive....les deux filles sont "nases"....bon gîte bon accueil, le chauffage vient d'être remis spécialement pour les pélerins...une chaudière à bois, de loin on croyait que la maison avait pris feu et nous nous disions pourvu que ça ne soit pas là où nous allons et bien si, mais la patronne nous a dit "ça ne va pas durer longtemps et vous verrez vous allez pouvoir faire sécher votre linge"...effectivement la chaleur est vite venue, la fumée s'est dissipée et notre linge a bien séché....

1292 m



                                      nous avons enfin trouvé un abri...de fortune une cazelle
                                                    la cazelle où l'on a trouvé refuge pour le casse croûte
                                               l'arrivée à Cajarc

20 mai
Figeac - Cajarc - 31 km - 7 h
Une parenthèse, enfin Caroline (Babeth) et le Bourgeois (François-Xavier) se sont décidés à donner signe de vie. Caro la première, bien sûr, avec plusieurs messages, puis incognito, il croyait qu'on ne le repèrerait pas, le Bourgeois ; merci à vous deux de votre soutien et bon courage dans votre climat tropézien....
Départ 8 h, après un petit déjeuner agréable et une hospitalière aux petits soins pour nous.
Début de l'étape, la plus longue depuis le début, assez violent, après deux ou trois cents mètres pour dérouiller la machine, une côte terrible et très longue. Bonne mise en condition pour Liliane qui prend le départ pour un bout de chemin.
Tout de suite dans la nature et sur les hauteurs...après sept kilomètres, haut perché un joli petit village, même sous la pluie : Faycelles. Heureusement que nous avons fait l'effort de monter jusqu'au magasin d'alimentation, nous n'avons plus rien trouvé sur le chemin.
En fait c'était un ensemble -petite épicerie, dépot de pain, café, resto et gîte - vendeuse assez spéciale qui disait être fatiguée d'aller de la balance à la caisse mais...gentille(mais ce n'est pas un métier)...pausse café, sous l'ombre des arbres (il pleuvait encore et toujours,) avec un petit escargot (pour ceux qui savent)...les noms des rues étaient originaux : rue de la repasseuse, rue de la mercière, rue de la cardeuse, rue de la couturière....très médiéval.
Reprise de la marche, sous, comme dit notre breton, un petit crachin... Mais la situation s'est aggravée avec une pluie battante à décourager de marcher...il était pas loin de midi, nous arrivions dans un hameau, tout était fermé même les hangars (des fois que l'on emprunte un tracteur...), mais sous les arbres nous n'étions pas abrités donc reprise du chemin....qqs centaines de mètres et nous aperçumes une "Cazelle" (qui signifie "petite maison") ancienne cabane de berger tout en pierres sèches même le toit conique ; confort rustique sol en terre battue recouvert de foin, 2 ou 3 chaises de jardin....c'était le Pérou sous cette violente averse. Le temps de notre frugal repas, la pluie s'est un peu calmée, nous repartons toujours emmitouflés et sous notre pancho (en plus il fait froid). Marche sans intérêt touristique, à cause de la pluie même si elle a cessé...cahin-caha nous sommes  arrivés à Cajarc (rappelez vous M. Moulino de Coluche), par une descente, encore, très accidentée bordée d'une falaise de calcaire où il y a d'énormes  grottes. A l'entrée du village, nous sommes attaqués par deux gros chiens, heureusement que nous avions des bâtons... Puis...repluie, mais comme "vache qui pisse" (terme que des français ont appris à des allemands), incroyable, trempés aussi bien à l'extérieur que dedans...nous avons trouvé refuge sous le banne d'un magasin. Vu le temps et un dimanche personne dans les rues pour nous renseigner sur le gîte. Bien que le gîte soit municipal Pierrot téléphone pour avoir le chemin à suivre, trente secondes plus tard l'employé municipal était prés de nous pour nous renseigner, en fait il accueillait les pélerins entre le camping et le gîte et était sur la route. Nous étions très proche encore fallait-il affronter les foudres du temps.
C'est à savoir, Cajarc est la ville natale de Françoise Sagan.
J'en suis à un peu plus de 300 km de marche....

Figeac

                                         un clin d'oeil  Alex
                                                un exemple de sentier
                                     une pause déjeuner chez Murielle pour déguster "farçous"
19 mai
Decazeville - Figeac - 28,5 km - 6h30
En fait nous sommes partis de Livinhac-le-Haut, puisque nous avons fui le gite de St Roch.... Ravis d'ailleurs d'avoir passé les deux dernières difficultés la veille. Nous sommes partis de "notre" terrain de camping vers 7h30 sous qqs gouttes de pluie....quelques kilomètres pour trouver un troquet pour le petit déj' et le soleil est apparu. Yvan et Michel (ils étaient à St Roch chez Brigitte)nous ont rattrapé, pour Michel le gîte était du type quatrième dimension. Sympas, ils m'ont rapporté les savates que j'avais oublié....
Chemin long avec beaucoup de détours inutiles, les traceurs de GR doivent prendre plaisir à faire long.... Temps mitigé, bien pour cette marche, un seul problème une douleur dans le dos qui ne me quitte pas.
Arrivés à Figeac vers 15h, la 1ère personne que l'on rencontre c'est....Claus qui ne va pas très bien. Il a fait l'étape en train et sort de la pharmacie. Il dit aller vite se coucher et se soigner pour essayer de faire la longue étape de demain, nous avons rendez vous à Cajarc pour un "monaco".
Gite pas mal, propre, hospitalière un peu bizarre (mais je crois qui faut l'être pour faire ça). Arrivée de Liliane ma soeur, déçue de ne pas voir Maryline, elle se faisait une fois de marcher avec elle.
Nous sommes allés visités la ville, j'ai appris que Figeac était la ville natale de Champollion (le savais-tu Vanessa ?)....Puis un petit resto recommandé par les guides du routard et du petit futé mais qui ont dû le visiter par beau temps, parce que là quand il pleut c'est la "boîte à sardines", la serveuse ne pouvait pas passer entre les tables, les plats n'avaient même pas la place sur les tables...
Au sortir du resto, le musée Champollion est ouvert jusqu'à minuit et gratuit, la visite était suivie d'un concert... Au bout de 5mn, tellement fatigué j'ai voulu rentrer pour aller me coucher, Pierre est resté au musée.... Qqs minutes, à peine, sur le chemin du retour une pluie dingue, en plus nous nous sommes trompés de route, nous étions à l'opposé du gîte, je ne vous raconte pas comme nous étions trempés (pantalon traversé, kway de même....), j'étais  en tong....j'ai vu Figeac les pieds dans l'eau....Pierre a demandé à un employé du musée un sac poubelle pour se faire un imper....L'hospitallière, gentille, a rentré notre linge pour qu'il sèche...

me revoilà


18 mai 2012
Conques -Decazeville - 20 km - 7h -
Etape dantesque....nous pensons avoir fait beaucoup plus de km qu'indiqués sur le guide, qui, nous l'avons constaté à plusieurs reprises (vérification au GPS de Berny) est loin d'être prècis.
Hier à Conques, étape spéciale, certains de l'équipe que nous formions depuis le départ s'arrêtent ici, soit définitivement, soit pour un jour de repos ou de soin. Les deux Irlandais ne repartaient pas aujourd'hui, la Norvégienne non plus : besoin de soin, les deux frères chanteurs hier arrêtent ici et surtout Berny qui finit son périple de cette année à Conques, il a vraiment "les glandes" mais c'est sur lui il reviendra le finir ce chemin. Il a beaucoup souffert depuis Le Puy, des pieds (des ampoules dès la 2ème étape) à vifs qui auraient  dû le faire arrêter depius longtemps, puis attaqué par les punaises de lit il a fait une allergie spectaculaire à voir et douloureuse pour lui. Prends soin de Toi Berny et embrasse ton fils pour nous....
Nous avons donc logés à l'abbaye de Conques, une véritable organisation, plus de 140 personnes hébergées, des bénévoles qui sont là pour s'occuper de tout ce monde, pour servir, en fait disponibles pour que nous soyons le mieux possible....incroyable.  Repas à 19h, nous ne sommes que Pierre et moi, les autres sont restés en ville pour leur soirée d'au revoir, bien sur, un moine nous accueille dans la salle de restaurant.... et tout le cérémonial avant de pouvoir manger ; repas excellent et copieux....et de nouvelles rencontres.
Nous sommes partis vers 8h sous l'orage. Comme depuis le début, pourquoi faire simple, le chemin descend tout au fond de la vallée puis on remonte, remonte, remonte ça n'en finit pas. Sans bâtons (merci Maryline) je crois qu'il était impossible de faire cette étape en toute sécurité. Dans la boue, sur des pierres, dans l'eau, sous l'eau, comme je l'écris plus haut dantesque. Là tu te demandes ce que tu fais là, mais ce qu'il y a de bizarre c'est qu'une fois la difficuté passée, tu es prêt, après qqs mn, à t'en payer une autre tranche..
Normalement au milieu du trajet on devait traverser un village,  Prayssac, où nous avions prévu une halte café. Mais en fait de village : 3 maisons et une vieille grange où il était écrit sur les murs "café, abri pique nique, soyez les bienvenus..." dans la grange une table, quelques chaises et une cafetière avec du café chaud, de l'eau chaude pour le thé, des noix, du fromage, un petit vin du pays et Jean Luc qui accueillait ceux qui voulaient bien s'arrêter ; tu mangeais ou et buvais ce que tu voulais et tu mettais ton écot dans une tirelire. Là j'étais mouillé jusqu'aux os, obligé de me changer complètement, ce gars qui venait de me "découvrir" me dit "donne moi tes vêtements je descends chez moi, dans un quart d'heure devant la cheminée, ils seront secs..." Pendant ce temps 5/-6 blaireaux arrivent, les femmes n'ont pas voulu entrer (pas assez propre) et un mec la gueule enfarinée dit "ça manque carrelege là dedans" l'hôte médusé n'a pas su quoi lui répondre....
Nous avons poursuivi notre périple jusqu'à Decazeville, toujours sur le même genre de chemin, ils ont du tracer ce GR au moment où les gars portaient des sabots...ils ne connaissent pas les lacets : on descend et on monte les pentes tout droit.... Pour arriver dans cette ville une descente longue d'1,5 h sur le goudron avec des pourcentages à faire palir des cyclistes... J'ai pu récupérer ma carte mémoire dans un gite, merci "la malle poste".... notre gite ce trouve à 40 mnn de la ville... Nous ne pouvions pas repartir sans la "pression" de la fin d'étape ; au bar qui ? Claus qui me dit  "ici les "monaco" sont parfaits". Il a fait tout le trajet par la route, les annemassiens qui passaient, eux aussi, par là, ont aussi fait l'étape par la route et beaucoup d'autres par la "malle postale".
Incroyable la côte pour monter au gite, de la folie, les voitures doivent monter en 1ère ou en 2ème maxi...40 mn à suer comme des bêtes... arrivés au gîte...surprise... l'hospitalière trouve bizarre que l'on soit fatigué... tous les sacs sont dans l'entrée, les 1er arrivés sont  en train de découper des légumes... accueil assez particulier... je monte voir  pour les couchages, qqs "vieilles" installées me disent que les couchages sont déjà pris sur un ton qui ne donne pas envie de cohabiter... En bas, je demande où est ce que l'on peut se mettre... "attends, on dépliera le divan, et mettra des matelas parterre après manger". Je regarde Pierre, on se comprend, on rechausse nos godasses et malgré la fatigue  nous repartons... et aterrissons dans un mobilhome (?) dans un terrain de camping qqs 3 km plus loin....où deux savoyardes, la mère et la fille, qui ont connu la même mésaventure nous  invitent à manger...une belle fin de journée en quelque sorte...
Impossibe de vous parler du paysage, vous connaissez l'histoire du Kway de Dany Boum...Decazeville, moche, ville minière sinistrée, résultat de la politique énergétique française... Dans les rues des magasins et des magasins à vendre...
Claus était tellement mal à l'aise dans cette ville et mal accueilli qu'il voulait prendre le bus tout de suite pour Figeac...

                                                                   après                 avant

jeudi 17 mai 2012

repas eucuménique (??? ortho)
 pause casse croûte après 4h de marche sans pause et Berny qui nous courait après pour nous donner les sandwichs
 petite église St Pierre perdue dans la nature
 encore plus dur sous la pluie, le dos fait mal,mal
 il a compris que j'étais déjà naz à 9h30...il a compatit
le château à Giscard à D'Estaing