jeudi 24 mai 2012
le Pech
22 mai 2012
dru dur dur difficile après une longue journée de marche par mauvais temps
que vais je leur raconter ?
on se prépare pour le départ
Varaire - Le Pech (Laburgade) - 21 km - 5 h
Le Pech veut dire les hauteurs , les monts.
De nouveau départ (8 h 30) sous la pluie et...le froid. Arrêt à la petite superette pour le repas de midi, nous optons tous pour des fruits...encore un commerçant aimable comme une porte de prison, pourtant tous les gens comme nous passe par chez lui, puisqu'il n'y a rien sur le chemin jusqu'à Cahors, et il gagne un peu sa vie grace à nous...
Chemin en sous bois, grande allée large bordée de murets de pierres sèches "les gariottes", les terres semblent désertées. Le ciel est très bas, on a l'impression quand levant nos bâtons nous pourrions déchirer les nuages....La pluie génére la boue, dans la gadoue jusqu'aux chevilles, les bâtons sont très utiles pour tenir l'équilibre, il faut souvent quitter le chemin et marcher sur le bord, plus haut et glissant, pour ne pas marcher dans l'eau. Nous empruntons pendant près de quinze kilomètres "la voie romaine", le Cami Ferrat, chemin muletier....tracé rectiligne sur le Causse désert où tu es seul, même avec des compagnons de marche....les villages sont à l'écart, rien n'attire particulièrement l'attention, longs moments propices à la réflexion. Néanmoins troublés par la fuite bruyante d'un chevreuil....On rencontre très souvent de vieilles fontaines à roue au dessus d'un puits hors d'usage sur le bord de la route
La végétation (buis, arbustres chétifs) est caractéristique de ces plateaux calcaires du Causse de Limogne, mais on est surpris par des plantations d'arbres alignés de façon impeccable, sur un sol très propre, se sont les fameux chênes truffiers....
Toute l'étape est dans ce milieu de végétation, le chemin est très ombragé, ça doit être agréable sous le soleil. Par moment nous marchons dans de véritables rus, l'eau ruisselle partout par ces pluies abondantes, pourtant la région a plutôt une réputation de région sèche. Vers midi, arrêt casse-croûte, à Mas-de-Vers où l'on croyait trouvé un troquet mais rien, grignotage de nos fruits et vite reprise de la marche avant refroidissement complet.
Il ne restait plus que six km à parcourir, 1 h 30, comme d'habitude, maintenant, un final corsé huit cents mètres de côte raide sur le goudron...gîte pas mal, pas d'accueil mais nos noms sur la porte. On entre, un chauffage d'appoint est branché, nécessaire aujourd'hui....l'hospitalière est venue nous rendre visite et nous dire quelques mots d'accueil et les détails partiques ; nous étions inquiets pour le repas, rien en vue au gîte, aucun commerce dans les environs (Pierre est allé en reconnaissance), la dame du causse nous a rassuré : repas à 19 h...le soleil est revenu, plus le vent notre linge va sécher, préoccupations terre à terre du "pélerin-marcheur"....
18 h 30, c'est le "patron" qui vient mettre le couvert, il dit être un mari obéissant, il fait donc attention de ne rien oublier sur la table. Le repas commence par une bonne soupe chaude, on en avait besoin, ça "caille" (comme dit l'oiseau). Comme on jouait au 421, l'hospitallière nous demande si on joue le nom du plat suivant, car il est renommé et même sur internet...et non ! Elle nous rapporte un gros plat de cassoulet, ouah ! Un délice...suivi de mon dessert favori, des oeufs au lait (mais moins bon que ceux de Mary). Nous nous plaignions de ne pas avoir de chauffage pour la nuit, mais à quatre dans la chambre avec ces fayots...ça va être le 14 juillet... Fin de la soirée avec une tisane préparée par Pierrot et nous nous couchons avant 21 h...
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