samedi 26 mai 2012

moissac


26-05-12
                                          repas du soir à Lauzerte
    pigeonnier transformé en habitation, pourquoi les rosaces entre les piliers et l'habitation ?

                              chapelle de St Servin-du-Bosc XI ème siècle
Lauzerte - Moissac - 24 km - 5h30
Je reviens un peu sur la journée d'hier. Nous étions dans un gîte extra, tout neuf, un accueil exceptionnel par les hospitaliers...des chambres spacieuses avec douche et wc...des draps, serviette de toilette, point wifi, machines à laver et à sécher le linge (pour pas cher)... Le seul jour où l'on décide de se faire à manger, nous apprenons que le repas est de très grande qualité ici. Rien que le petit déjeuner, le mieux que l'on ait eu jusqu'à maintenant, avec pain, gâteaux, une très grande variété de confitures faites maison, jus d'orange, yogourt....Nous avons appris que le propriétaire est un monsieur qui a beaucoup d'argent et que son plaisir est contenté les pélerins, sans chercher à faire absolument du fric... Vous vous foutez de ce barratin.... mais aujourd'hui, je n'ai pas grand'chose à raconter... Si jamais un jour vous faites le chemin, réservez dans au gîte des Figuiers à Lauzerte...
Nous sommes partis à 7h30, nous pensions que l'étape était plus longue...il fallait descendre de notre nid d'aigle, pour que vous vous rendiez compte de la côte, des vététistes, avec des cuisses à la Mayol, n'ont pas réussi à monter à la pédale...
je vais arrêter de vous parler du relief, c'est toujours des montagnes russes et souvent difficile, ne vous laisser pas dire que le chemin de Compostelle est facile, c'est faux ou alors se sont ceux qui se font porter leurs bagages d'étapes en étapes...C'est comme ceux qui disent "au bout de quelques jours vous ne sentez plus rien"....je sens toujours mon sac et j'ai toujours une partie de mon corps qui me rappelle à l'ordre et ça fait 19 jours que je marche.
La Nonoce de Boozeville est toujours devant sur le plat comme en montée et même que maintenant elle court dans les descentes.
Parcours monotone, près de la moitié en goudron, deux ou trois photos seulement, mais dur à certains moments jusqu'à ne pas pouvoir gravir une côte d'un seul trait, obligé d'arrêter pour réguler la machine qui s'emballait. Arrêt photo à la chapelle St Servin-du-Bosc après 4 km, puis un autre à Dufort-Lacapelette (12km)  pour le ravitaillement...Heureux d'arriver à Moissac  (71 m d'altitude) mais le panneau annonçant la ville était très loin du gîte...Nous sommes à l'ancien Carmel sur les hauteurs de Moissac. Rien à voir avec hier, c'est môche, nous sommes loin des wc, des douches, dans une ancienne sacristie humide avec des toiles d'araignées , de plus c'est cher...
Nous sommes allés faire un petit tour dans la ville, bof ! Si l'abbaye St Pierre avec son cloître un patrimoine unique de l'art roman, classés "patrimoine Mondial de l'humanité"....
Hier, une petite récréation sympa, coup de téléphone de Bertrand....j'ai eu tort de lui dire que je venais de Montcuq...il s'est laché...merci ça m'a fait plaisir.
J'en profite pour remercier tous ceux qui m'envoyent des messages de soutien...vous me donner le courage de continuer????????????????
Dernière minute : bouffe quelconque...Liliane ne trouve pas de transport pour se faire rapatrier à Figeac....

vendredi 25 mai 2012

Lauzerte


                                       le chemin facile ??? et la corde c'est pour sauter ?
                                       et la descente...t'es où Liliane ?
                                         les clodos pique nique
                                         au loin et très haut le village de Lauzerte...
                                              la place du village de Lauzerte
                                             place du village
                                         avec notre copain Claus
                                          plus que quelques km
                                     sur cette photo, il y a 3 capucins, le 1er qui me donne la réponse
                                     je lui rapporte une coquille de St Jacques

25 -5 - 2012
Montcuq - Lauzerte - 14 km - 3h30
Lauzerte : signifie "lumière ou lieu éclairé",  bastide en quercy,  classée parmi "les plus beaux villages de France", halte historique sur le chemin de st Jacques depuis le XIIème siécle, elle surplombe les vallées de la Barguelonne et du Lendou,  Lauzerte marque l'entrée du chemin dans le Tarn et Garonne.
Petite étape, mais vigoureuse....partis à 8h... quelques centaines de mètres sur le goudron en descendant, et pour quitter Montcuq, on monte, on monte, on monte pour arriver en haut tout mouillé (de sueur)... 14 km sans halte véritable. Visite de la petite église de Berty, le sac sur le dos.... dans des prairies marécageuses où nous avons eu droit à un récital de grenouilles ou de crapauds impressionnant ; poursuite du chemin avec un grand bout de goudron puis pour ne pas rompre avec les habitudes une côte à couper le souffle qui débouche dans une cour de ferme où est dressé un stand boissons. les marcheurs devant nous ne s'arrêter pas et pour cause, ce n'était pas "donitivo", le café, du jus de chaussettes  1€, un gâteau sec 1,60€, comme nous avons des informations sur la paupérisation des paysans nous avons fait un geste et consommé et même que la fermière nous demande si il faut nous faire de la monnaie...toujours le sac au dos. Nous continons sur un chemin de terre tranquillos, tantôt à couvert tantôt au soleil qui commence à chauffer, la terre est blanche, la boue aussi et souvent les passages sont accrobatiques pour éviter les marres qui obstruent la voie, merci les bâtons. Soudain, le chemin devint un calvaire, une côte force (je ne sais pas quel numéro) des cordes sur le côté pour nous aider à la gravir, dingue....il n'y a que ceux qui sont portés par la foi (Berny) qui doivent trouver ce passage facile, sur qu'ils l'ont monté en lévitation... (il est bon de savoir que tous les soirs, nous avons un Kakou qui fait le trajet les doigts dans le nez, qui se lève à 5h et qui fait en moyenne 40 km par jour).Retraverser de grands champs couverts de plastique, culture du melon du Quercy. Puis, comme nous étions montés, il fallait bien que cela arrive la descente de même nature que la montée avec des escaliers et une rampe; Cela faisait un moment que nous voyions le village de Lauzerte, haut perché, avec l'espoir que le gîte soit plus bas...et non à 11h30 il fallut attaquer la côte pour arriver au gîte avant midi, mais qui ne nous accueillait qu'à partir de 13h30... on a contunué la montée jusqu'au sommet du village, très joli néanmoins...nous avons cassé la croûte comme des clodos sur un banc à l'ombre d'un arbre, après avoir bu le "monaco" de l'arrivée... Le gîte ouvert, nous en avons profité pour faire une vraie lessive en machine... re-petit tour escalade au village...le patron d'un bar refuse de nous servir un monaco, "je ne mets pas de grenadine dans ma bière, elle vient d'une petite brasserie d'Aix  les Bains, goûter plutôt mon jus de chasselat"....puis course pour le repas du soir...il faut que l'on module un peu les dépenses, le chemin n'est pas pour les pauvres, ça devient un "truc" de bourgeois n'est ce pas FX ?.....

Montcuq


                                      église de Lascabanne
                                         pique nique à la chapelle St Jean
                                          le Quercy blanc
                                          l'entrée de Montcuq
le gîte de Montcuq
                            une haie fleurie


 Labastide-Marnhac  - Montcuq - 27 km - 6h30...
Montcuq dans le Lot, capitale du Quercy blanc, construite sur une colline autour de son donjon du XIIème siécle, de 30 m de haut, Montcuq (en langue d'oc, l'expression cuq, tuque signifie sommet) domine la vallée de la Barguelonne....
Départ 8h30 de chez Patrice....toute sa petite famille est sur le pas de la porte pour nous faire signe (la mamie en robe de chambre)....
Le soleil est revenu, Vanessa est repartie, elle nous accompagne jusqu'au bistrot du village pour attendre Joël.... Le bistrot-magasin-bureau de poste est tenu par des normands  qui ont tenu le même genre de commerce à la Madine (pour les locaux)....
Début d'étape relativement rapide, toujours ce terrain accidenté, ici la boue est blanche, nous arrivons sans encombre à Lascabane à 17 km(altitude 180m, départ 312m) vers 11h30, trempés de sueur...bêtes. Nous avons fait un petit détour pour passer par une épicerie, mais bien qu'elle soit mitoyenne à l'église qui elle est toujours ouverte, l'épicerie ouvre à 13 h, intêressant pour le casse croûte de midi, il y a quand même une machine à vendre des bissons fraiches. Nous en profitons pour visiter l'église, ne sommes nous pas des pélerins ? Reprise de la route, un peu de goudron pour masser le dessous des pieds, puis grimpette, pourquoi sans priver, 103 m de dénivellé en 2km...de nouveau une chapelle, st Jean, arrêt pique nique, nous avions un vieux morceau de pain et un rest de sauss' dans le sac....
Les dix derniers kilomètres furent assez monotones, chemin bucolique en ligne de crête sous un ardent soleil, nous sillonons entre des haies de genets en fleurs,des chevrefeuilles, des orchidées et autres grandes belles fleurs bleues qui toutes embaument l'atmosphère...
Arrivée de Montcuq, devinez....sur les hauteurs, une grande descente sur le macadam, nous apercevons le nom de notre gîte sur une petite pancarte nous indiquant un petit chemin, nous n'avons pas osé le prendre l'écriture de la pancarte nous à rebuter.... alors goudron...à l'entrée du village, nous posons les sacs pour faire le point : bar ou gîte tout de suite ? Un jeune arrive sac au dos il essaie de nous parler, c'est un polonais, il ne parle pas français et quelques mots d'anglais (mais avec moi ça ne sert pas à grand'chose), il vient de Pologne à pieds et compte aller jusqu'au bout. C'est le même qui a frappé à la porte de Patrice hier soir pour avoir à manger, il lui a donné une boîte de sardines, un morceau de pain et un yogourt ; Patrice nous a dit qu'il sentait mauvais, qu'il était prêt à lui proposer sa douche (celle  que l'on partage dèjà). Nous interpellons un cycliste pour savoir si il y a un café dans la village "oui, plus loin dans le village, trois"....resac à dos sur les épaules, direction terrasse et le monaco du jour. A la terrasse, une touriste anglaise m'adresse la parole en ma montrant un appareil photos, je reconnais celui de Pierre, elle l'a trouvé sur le banc où nous avons fait notre halte; elle m'a reconnu en ayant regardé les photos....nous reprenons le chemin pour le gîte bien sûr il grimper, nous constatons que l'indication de plus haut était vraiment un raccourci, un km nous dit le patron...maison propre, confortable avec un point wifi....le patron est le vrai patron (ancien militaire surement), gros ventre, fauteuil attitré, vrebe haut, femme qui travaille...hébergement relativement cher (31 €). Pendant que je mettais à jour mon blog, Liliane et Pierre sont retournés au village, ils y ont renconté Claus qui venait de Cahors en une seule étape, évidemment, cérémonial du "monaco" Liliane et Pierre qui avaient bu une cannette de 50 cl avant de partir en sont dèjà au litre de bière....Diner à 19h, toujours le même menu nous a dit le patron, tous le monde en est satisfait... bof ça ressemble à de la conserve...nous payons après le repas...peu de temps après l'hospitallière fait toutes les chambres pour demander "qui à oublier son porte monnaie" c'était Pierre...

jeudi 24 mai 2012


24 Mai 2012








Le Pech - Labastide-Marnhac -22 km- 5 h30
Départ à 8h30 après un petit déjeuner copieux confectionné par nous même, les ingrédients étaient à notre disposition dans la maison. Les filles nous ont dit avoir passé une nuit assez bruyante : ronflements et d'autres bruits incongrus dûs aux fayots d'hier soir....Le brouillard et le froid sont de la partie pour commencer cette nouvelle jounée. Pour ne pas changer, nous descendons "raide" et dans la boue.... et toujours après une côte terrible....ensuite sur la ligne de crête dans un chemin de gadoue, des vallons plus ou moins boisés à perte de vue...nous surprenons un chevreuil qui détalle devant nous, agréable spectacle...petit à petit au milieu de champs de coquelicot, nous nous approchons de Cahors milieu du chemin en France... Vanessa m'étonne agréablement, elle suit sans problème la cadence et la distance....
Après 12 km, nous arrivons sur les hauteurs de Cahors. Mais vraiment sur les hauteurs, de nouveau une descente terrible et sur le goudron, une souffrance pour les pieds, en courant pour souffrir le moins possible. D'ailleurs la première vitrine que l'on rencontre en entrant dans Cahors, c'est une pharmacie et beaucoup de pélerins y font une halte...
On entre dans la ville par un pont qui enjambe le Lot rouge de terre par les intempéries actuelles...traversé le pont, un octroi, petite guérite en pierre qui est occupée maintenant par des bénévoles qui accueillent les "marcheurs-pélerins",  boisson et gâteaux nous sont offerts.... les dames charmantes qui sont présentes veulent bien nous garder nos sacs....nous partons visiter Cahors...
Nous nous dirigeons tout de suite vers la vieille ville, une chance (Maryline) c'est jour de marché, nous en profitons pour acheter de la saucisse de canard pour le repas de ce soir....puis visite de la cathédrale assez exceptinnelle, nous y passons tous les 4 un long moment. A savoir que cette cathédrale à des particularités uniques, de style roman avec deux coupoles qui sont les plus vastes de France par leur largeur (18 m) et leur hauteur (32 m au-dessus du sol)....ville médiévale qui a eu son moment de gloire et de richesse (pour plus de détails je tiens à votre disposition le mail de Joël).
Après une halte de 3 h, nous quittons Cahors par le pont Valentré, un monument, je demande à mes accompagnant de chercher le petit diable (cf : histoire du pont Valentré). Ce qui nous attend est sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu'à maintenant, des escaliers impressionnants, de hauteur inégale et d'interval irrégulier, un supplice (du moins pour moi) mais je crois que Liliane, Vanessa et Pierre étaient à la même enseigne....chemin difficile et nous paraissant interminable...arrivés aux Mathieux, une descente de dingue, les cyclistes qui venaient de nous doubler ont mis pied à terre... d'après notre logeur du soir, les propriétaires du gîte des Mathieux (gîte luxueux) ont détourné le GR pour qu'il passe devant chez eux et... pour récupérer plus loin le GR 65 ont bulldozé tout droit à travers la forêt. A Cahors, j'avais entendu que les Mathieux étaient à deux heures de notre gîte du soir. Le final fut interminable, on a monté, monté, monté avec quelques fois des pourcentages impressionnants. Nous nous sommes même arrêtés pour controler notre itinéraire....Nous sommes arrivés au gîte à 18h40, notre hôte nous attendait sur le pas de la porte croyant que nous nous étions perdus....il nous a appris que les Mathieux étaient en fait à 6km....et ce soir, il faut que l'on fasse des course et à manger...
Accueil sympa mais un peu spécial....Patrice vivait dans cette petite maison avec sa petite fille et sa mère que était de passage, nous partagions tout l'espace ou plutot nous occupions tout l'espace eux se faisaient tout petit pour nous laisser la place, cuisine, salle à manger, salle de bains et wc. Patrice dormait dans la cuisine...le matin, il nous a préparé le petit dej', pendant que nous déjeunions sa mère est arrivée en robe de chambre, complètement dans l'intimité de ces gens qui doivent se sevir du chemin comme ressource...même pas de tampon, un petit dessin naïf et une signature....
Au fait Cahors est la ville natale de ....Gambetta.
Pour les puristes, j'ai relu qqs uns de mes écrits, j'ai découvert de nombreuses fautes de toute sorte....après plusieurs heures de marche dans la journée c'est dur de se mettre au clavier... nous dirons que ce sont des coquilles ...de St Jacques, et ne vous excitez et ne vous lancez pas dans le larousse

le Pech


22 mai 2012
                             dru dur dur difficile après une longue journée de marche par mauvais temps
                                           que vais je leur raconter ?

                             on se prépare pour le départ
Varaire - Le Pech (Laburgade) - 21 km - 5 h
 Le Pech veut dire les hauteurs , les monts.
De nouveau départ (8 h 30) sous la pluie et...le froid. Arrêt à la petite superette pour le repas de midi, nous optons tous pour des fruits...encore un commerçant aimable comme une porte de prison, pourtant tous les gens comme nous passe par chez lui, puisqu'il n'y a rien sur le chemin jusqu'à Cahors, et il gagne un peu sa vie grace à nous...
Chemin en sous bois, grande allée large bordée de murets de pierres sèches "les gariottes", les terres semblent désertées. Le ciel est très bas, on a l'impression quand levant nos bâtons nous pourrions déchirer les nuages....La pluie génére la boue, dans la gadoue jusqu'aux chevilles, les bâtons sont très utiles pour tenir l'équilibre, il faut souvent quitter le chemin et marcher sur le bord, plus haut et glissant, pour ne pas marcher dans l'eau. Nous empruntons pendant près de quinze kilomètres "la voie romaine", le Cami Ferrat, chemin muletier....tracé rectiligne sur le Causse désert où tu es seul, même avec des compagnons de marche....les villages sont à l'écart, rien n'attire particulièrement l'attention, longs moments propices à la réflexion. Néanmoins troublés par la fuite bruyante d'un chevreuil....On rencontre très souvent de vieilles fontaines à roue au dessus d'un puits hors d'usage sur le bord de la route
La végétation (buis, arbustres chétifs) est caractéristique de ces plateaux calcaires du Causse de Limogne, mais on est surpris par des plantations d'arbres alignés de façon impeccable, sur un sol très propre, se sont les fameux chênes truffiers....
Toute l'étape est dans ce milieu de végétation, le chemin est très ombragé, ça doit être agréable sous le soleil. Par moment nous marchons dans de véritables rus, l'eau ruisselle partout par ces pluies abondantes, pourtant la région a plutôt une réputation de région sèche. Vers midi, arrêt casse-croûte, à Mas-de-Vers où l'on croyait trouvé un troquet mais rien, grignotage de nos fruits et vite reprise de la marche avant refroidissement complet.
Il ne restait plus que six km à parcourir, 1 h 30, comme d'habitude, maintenant, un final corsé huit cents mètres de côte raide sur le goudron...gîte pas mal, pas d'accueil mais nos noms sur la porte. On entre, un chauffage d'appoint est branché, nécessaire aujourd'hui....l'hospitalière est venue nous rendre visite et nous dire quelques mots d'accueil et les détails partiques ; nous étions inquiets pour le repas, rien en vue au gîte, aucun commerce dans les environs (Pierre est allé en reconnaissance), la dame du causse nous a rassuré : repas à 19 h...le soleil est revenu, plus le vent notre linge va sécher, préoccupations terre à terre du "pélerin-marcheur"....
18 h 30, c'est le "patron" qui vient mettre le couvert, il dit être un mari obéissant, il fait donc attention de ne rien oublier sur la table. Le repas commence par une bonne soupe chaude, on en avait besoin, ça "caille" (comme dit l'oiseau). Comme on jouait au 421, l'hospitallière nous demande si on joue le nom du plat suivant, car il est renommé et même sur internet...et non ! Elle nous rapporte un gros plat de cassoulet, ouah ! Un délice...suivi de mon dessert favori, des oeufs au lait (mais moins bon que ceux de Mary). Nous nous plaignions de ne pas avoir de chauffage pour la nuit, mais à quatre dans la chambre avec ces fayots...ça va être le 14 juillet... Fin de la soirée avec une tisane préparée par Pierrot et nous nous couchons avant 21 h...

varaire


21 mai 12
Cajarc - Limogne-en-Quercy - 18 km - 4h30 ça c'est l'étape prèvue, nous avons décidé de faire :
CaJarc - Varaire - 25 km - 6 h
Nous étions hébergés dans un gîte communal, accueillis, même le dimanche par un employé municipal, Philippe très sympa, sachant mettre tout le monde à l'aise....gîte simple, propre, agréable....seul inconvénient, et de taille, une douche et un wc pour l'étage où nous étions 12. Diner dans le resto en face du gîte où la salle du resto était pleine de "pélerin-marcheur", le restaurateur, lui ici, ne refusait personne et reconnait faire son beurre avec les pélerins. A notre table....Claus qui a fait l'étape  à grande vitesse puisque accompagnait Marie la Canadienne et un couple de suédois qui marchaient très vite, il nous a dit n'avoir jamais marché aussi vite depuis le début....soirée sympa...nuit bruyante pour ceux ou celles qui avaient le sommeil léger entre ronflements et sommeiller ultra sonors....
Vanessa, nous a rejoint au départ de cette étape. Première chose : trouver un commerce pour le ravito' de midi, en chemin nous ne trouverons rien. Nous avons déniché un petit "libre service" type cubain ou d'après guerre, on s'est demandé si la commerçante n'allait pas nous demander nos tickets d'alimentation... nous en sommes sortis sans course....boulangerie : 2 sandwichs pour quatre...
Trajet relativement facile,  j'ai bien dit relativement. Départ avec la pluie qui s'est calmée assez vite (1 h)...marche boueuse en sous bois et monotone, pas une seule habitation jusqu'à 13 h quand nous sommes arrivés à Limogne. En entrant dans le village, nous avons rencontrés nos trois ht Savoyards qui cherchaient leur chambre d'hôte, d'après ce que j'ai compris, ils n'ont pas marché hier sous la pluie, celui qui souffre de tendite semble être au bout du rouleau...
Heureusement que nous avons pensé au "repas" nous sommes lundi  tout est fermé, même les bistrots....Nous avons squatté un pas de porte d'un commerce qui avait oublié de relever son store solaire....le froid nous a poussé à vite reprendre le chemin...
Encore 7 km pour atteindre notre but du jour, la pluie n'a pas attendu la fin de l'étape : 7 km sous une pluie battante, de nouveau trempés, de plus mes chaussures semblent ne plus être imperméables....
                                                       pause grignotage
                                         
                                             vous pouvez constater que le chemin est périlleux
Vanessa est aussi bien servie pour sa première journée avec la pluie, de plus elle pensait ne faire que l'étape prévue c'est à dire 18 km.... 25 il était temps qu'on arrrive....les deux filles sont "nases"....bon gîte bon accueil, le chauffage vient d'être remis spécialement pour les pélerins...une chaudière à bois, de loin on croyait que la maison avait pris feu et nous nous disions pourvu que ça ne soit pas là où nous allons et bien si, mais la patronne nous a dit "ça ne va pas durer longtemps et vous verrez vous allez pouvoir faire sécher votre linge"...effectivement la chaleur est vite venue, la fumée s'est dissipée et notre linge a bien séché....

1292 m



                                      nous avons enfin trouvé un abri...de fortune une cazelle
                                                    la cazelle où l'on a trouvé refuge pour le casse croûte
                                               l'arrivée à Cajarc

20 mai
Figeac - Cajarc - 31 km - 7 h
Une parenthèse, enfin Caroline (Babeth) et le Bourgeois (François-Xavier) se sont décidés à donner signe de vie. Caro la première, bien sûr, avec plusieurs messages, puis incognito, il croyait qu'on ne le repèrerait pas, le Bourgeois ; merci à vous deux de votre soutien et bon courage dans votre climat tropézien....
Départ 8 h, après un petit déjeuner agréable et une hospitalière aux petits soins pour nous.
Début de l'étape, la plus longue depuis le début, assez violent, après deux ou trois cents mètres pour dérouiller la machine, une côte terrible et très longue. Bonne mise en condition pour Liliane qui prend le départ pour un bout de chemin.
Tout de suite dans la nature et sur les hauteurs...après sept kilomètres, haut perché un joli petit village, même sous la pluie : Faycelles. Heureusement que nous avons fait l'effort de monter jusqu'au magasin d'alimentation, nous n'avons plus rien trouvé sur le chemin.
En fait c'était un ensemble -petite épicerie, dépot de pain, café, resto et gîte - vendeuse assez spéciale qui disait être fatiguée d'aller de la balance à la caisse mais...gentille(mais ce n'est pas un métier)...pausse café, sous l'ombre des arbres (il pleuvait encore et toujours,) avec un petit escargot (pour ceux qui savent)...les noms des rues étaient originaux : rue de la repasseuse, rue de la mercière, rue de la cardeuse, rue de la couturière....très médiéval.
Reprise de la marche, sous, comme dit notre breton, un petit crachin... Mais la situation s'est aggravée avec une pluie battante à décourager de marcher...il était pas loin de midi, nous arrivions dans un hameau, tout était fermé même les hangars (des fois que l'on emprunte un tracteur...), mais sous les arbres nous n'étions pas abrités donc reprise du chemin....qqs centaines de mètres et nous aperçumes une "Cazelle" (qui signifie "petite maison") ancienne cabane de berger tout en pierres sèches même le toit conique ; confort rustique sol en terre battue recouvert de foin, 2 ou 3 chaises de jardin....c'était le Pérou sous cette violente averse. Le temps de notre frugal repas, la pluie s'est un peu calmée, nous repartons toujours emmitouflés et sous notre pancho (en plus il fait froid). Marche sans intérêt touristique, à cause de la pluie même si elle a cessé...cahin-caha nous sommes  arrivés à Cajarc (rappelez vous M. Moulino de Coluche), par une descente, encore, très accidentée bordée d'une falaise de calcaire où il y a d'énormes  grottes. A l'entrée du village, nous sommes attaqués par deux gros chiens, heureusement que nous avions des bâtons... Puis...repluie, mais comme "vache qui pisse" (terme que des français ont appris à des allemands), incroyable, trempés aussi bien à l'extérieur que dedans...nous avons trouvé refuge sous le banne d'un magasin. Vu le temps et un dimanche personne dans les rues pour nous renseigner sur le gîte. Bien que le gîte soit municipal Pierrot téléphone pour avoir le chemin à suivre, trente secondes plus tard l'employé municipal était prés de nous pour nous renseigner, en fait il accueillait les pélerins entre le camping et le gîte et était sur la route. Nous étions très proche encore fallait-il affronter les foudres du temps.
C'est à savoir, Cajarc est la ville natale de Françoise Sagan.
J'en suis à un peu plus de 300 km de marche....

Figeac

                                         un clin d'oeil  Alex
                                                un exemple de sentier
                                     une pause déjeuner chez Murielle pour déguster "farçous"
19 mai
Decazeville - Figeac - 28,5 km - 6h30
En fait nous sommes partis de Livinhac-le-Haut, puisque nous avons fui le gite de St Roch.... Ravis d'ailleurs d'avoir passé les deux dernières difficultés la veille. Nous sommes partis de "notre" terrain de camping vers 7h30 sous qqs gouttes de pluie....quelques kilomètres pour trouver un troquet pour le petit déj' et le soleil est apparu. Yvan et Michel (ils étaient à St Roch chez Brigitte)nous ont rattrapé, pour Michel le gîte était du type quatrième dimension. Sympas, ils m'ont rapporté les savates que j'avais oublié....
Chemin long avec beaucoup de détours inutiles, les traceurs de GR doivent prendre plaisir à faire long.... Temps mitigé, bien pour cette marche, un seul problème une douleur dans le dos qui ne me quitte pas.
Arrivés à Figeac vers 15h, la 1ère personne que l'on rencontre c'est....Claus qui ne va pas très bien. Il a fait l'étape en train et sort de la pharmacie. Il dit aller vite se coucher et se soigner pour essayer de faire la longue étape de demain, nous avons rendez vous à Cajarc pour un "monaco".
Gite pas mal, propre, hospitalière un peu bizarre (mais je crois qui faut l'être pour faire ça). Arrivée de Liliane ma soeur, déçue de ne pas voir Maryline, elle se faisait une fois de marcher avec elle.
Nous sommes allés visités la ville, j'ai appris que Figeac était la ville natale de Champollion (le savais-tu Vanessa ?)....Puis un petit resto recommandé par les guides du routard et du petit futé mais qui ont dû le visiter par beau temps, parce que là quand il pleut c'est la "boîte à sardines", la serveuse ne pouvait pas passer entre les tables, les plats n'avaient même pas la place sur les tables...
Au sortir du resto, le musée Champollion est ouvert jusqu'à minuit et gratuit, la visite était suivie d'un concert... Au bout de 5mn, tellement fatigué j'ai voulu rentrer pour aller me coucher, Pierre est resté au musée.... Qqs minutes, à peine, sur le chemin du retour une pluie dingue, en plus nous nous sommes trompés de route, nous étions à l'opposé du gîte, je ne vous raconte pas comme nous étions trempés (pantalon traversé, kway de même....), j'étais  en tong....j'ai vu Figeac les pieds dans l'eau....Pierre a demandé à un employé du musée un sac poubelle pour se faire un imper....L'hospitallière, gentille, a rentré notre linge pour qu'il sèche...

me revoilà


18 mai 2012
Conques -Decazeville - 20 km - 7h -
Etape dantesque....nous pensons avoir fait beaucoup plus de km qu'indiqués sur le guide, qui, nous l'avons constaté à plusieurs reprises (vérification au GPS de Berny) est loin d'être prècis.
Hier à Conques, étape spéciale, certains de l'équipe que nous formions depuis le départ s'arrêtent ici, soit définitivement, soit pour un jour de repos ou de soin. Les deux Irlandais ne repartaient pas aujourd'hui, la Norvégienne non plus : besoin de soin, les deux frères chanteurs hier arrêtent ici et surtout Berny qui finit son périple de cette année à Conques, il a vraiment "les glandes" mais c'est sur lui il reviendra le finir ce chemin. Il a beaucoup souffert depuis Le Puy, des pieds (des ampoules dès la 2ème étape) à vifs qui auraient  dû le faire arrêter depius longtemps, puis attaqué par les punaises de lit il a fait une allergie spectaculaire à voir et douloureuse pour lui. Prends soin de Toi Berny et embrasse ton fils pour nous....
Nous avons donc logés à l'abbaye de Conques, une véritable organisation, plus de 140 personnes hébergées, des bénévoles qui sont là pour s'occuper de tout ce monde, pour servir, en fait disponibles pour que nous soyons le mieux possible....incroyable.  Repas à 19h, nous ne sommes que Pierre et moi, les autres sont restés en ville pour leur soirée d'au revoir, bien sur, un moine nous accueille dans la salle de restaurant.... et tout le cérémonial avant de pouvoir manger ; repas excellent et copieux....et de nouvelles rencontres.
Nous sommes partis vers 8h sous l'orage. Comme depuis le début, pourquoi faire simple, le chemin descend tout au fond de la vallée puis on remonte, remonte, remonte ça n'en finit pas. Sans bâtons (merci Maryline) je crois qu'il était impossible de faire cette étape en toute sécurité. Dans la boue, sur des pierres, dans l'eau, sous l'eau, comme je l'écris plus haut dantesque. Là tu te demandes ce que tu fais là, mais ce qu'il y a de bizarre c'est qu'une fois la difficuté passée, tu es prêt, après qqs mn, à t'en payer une autre tranche..
Normalement au milieu du trajet on devait traverser un village,  Prayssac, où nous avions prévu une halte café. Mais en fait de village : 3 maisons et une vieille grange où il était écrit sur les murs "café, abri pique nique, soyez les bienvenus..." dans la grange une table, quelques chaises et une cafetière avec du café chaud, de l'eau chaude pour le thé, des noix, du fromage, un petit vin du pays et Jean Luc qui accueillait ceux qui voulaient bien s'arrêter ; tu mangeais ou et buvais ce que tu voulais et tu mettais ton écot dans une tirelire. Là j'étais mouillé jusqu'aux os, obligé de me changer complètement, ce gars qui venait de me "découvrir" me dit "donne moi tes vêtements je descends chez moi, dans un quart d'heure devant la cheminée, ils seront secs..." Pendant ce temps 5/-6 blaireaux arrivent, les femmes n'ont pas voulu entrer (pas assez propre) et un mec la gueule enfarinée dit "ça manque carrelege là dedans" l'hôte médusé n'a pas su quoi lui répondre....
Nous avons poursuivi notre périple jusqu'à Decazeville, toujours sur le même genre de chemin, ils ont du tracer ce GR au moment où les gars portaient des sabots...ils ne connaissent pas les lacets : on descend et on monte les pentes tout droit.... Pour arriver dans cette ville une descente longue d'1,5 h sur le goudron avec des pourcentages à faire palir des cyclistes... J'ai pu récupérer ma carte mémoire dans un gite, merci "la malle poste".... notre gite ce trouve à 40 mnn de la ville... Nous ne pouvions pas repartir sans la "pression" de la fin d'étape ; au bar qui ? Claus qui me dit  "ici les "monaco" sont parfaits". Il a fait tout le trajet par la route, les annemassiens qui passaient, eux aussi, par là, ont aussi fait l'étape par la route et beaucoup d'autres par la "malle postale".
Incroyable la côte pour monter au gite, de la folie, les voitures doivent monter en 1ère ou en 2ème maxi...40 mn à suer comme des bêtes... arrivés au gîte...surprise... l'hospitalière trouve bizarre que l'on soit fatigué... tous les sacs sont dans l'entrée, les 1er arrivés sont  en train de découper des légumes... accueil assez particulier... je monte voir  pour les couchages, qqs "vieilles" installées me disent que les couchages sont déjà pris sur un ton qui ne donne pas envie de cohabiter... En bas, je demande où est ce que l'on peut se mettre... "attends, on dépliera le divan, et mettra des matelas parterre après manger". Je regarde Pierre, on se comprend, on rechausse nos godasses et malgré la fatigue  nous repartons... et aterrissons dans un mobilhome (?) dans un terrain de camping qqs 3 km plus loin....où deux savoyardes, la mère et la fille, qui ont connu la même mésaventure nous  invitent à manger...une belle fin de journée en quelque sorte...
Impossibe de vous parler du paysage, vous connaissez l'histoire du Kway de Dany Boum...Decazeville, moche, ville minière sinistrée, résultat de la politique énergétique française... Dans les rues des magasins et des magasins à vendre...
Claus était tellement mal à l'aise dans cette ville et mal accueilli qu'il voulait prendre le bus tout de suite pour Figeac...

                                                                   après                 avant

jeudi 17 mai 2012

repas eucuménique (??? ortho)
 pause casse croûte après 4h de marche sans pause et Berny qui nous courait après pour nous donner les sandwichs
 petite église St Pierre perdue dans la nature
 encore plus dur sous la pluie, le dos fait mal,mal
 il a compris que j'étais déjà naz à 9h30...il a compatit
le château à Giscard à D'Estaing

Espeyrac - Conques - 16,5 km - 5 h (données)
Départ à 7h., nous n'avions pas de réservation, l'attribution des couchages se faisait dans l'ordre d'arrivée.  C'est à Conques, c'est très toursistique et c'est jeudi de l'Ascencion, ma hantise était de ne pas avoir de couchage, tout était réservé, il ne restait plus que 15 places à attribuer. Nous avons fait l'étape en 3h30 et sommes arrivés parmi les 1er, une fois que nous étions certains d'être hébergés le presion est tombée.
Petite étape qui ressemble à une étape de repos dans un petit village médiéval avec une grosse abbaye. Comme les étapes précédentes ça a démarré très fort avec une côte terrible sans échauffement.... difficile, plus tard sur le plateau un vent glacial, obligé d'arréter  pour se couvrir. La descente sur Conques, 300 m de dénivellé en 3 km dans un chemin qui ressemblait quasiment à un couloir (chemin de plus d'un mètre de profondeur taillé  dans la roche), je me suis mis à descendre en courant, moins pénible pour les genoux et les doigts de pieds dont les ongles sont déjà d'un beau bleu.
Conques énormément de touristites, cyclistes, motards, pietons.... et les gendarmes qui courraient après un homme qui se balladait à poil ????
Pour midi, on s'est retrouvé dans un petit troquet avec les Irlandais, une Canadienne, une Suédoise, le Danois plus deux autres français, des frères... après le repas tous se sont mis à chanter...moment unique. Ils ont tous rendez vous ce soir pour remettre ça puisque pour certains le chemin s'arrête à Conques...
Retrouvé, aussi les annemassiens dont l'un souffre de plus en plus d'une tendinite, ils ont encore une semaine de marche, il pense que ça va être dur et envisage de faire une étape avec la "malle postale".
Au fait, aujourd'hui nous avons passé le cap des 200 km.

 Estaing - Espeyrac - 21,5 km - 6 h de marche....
Etape sympa, souvent dans les sous bois. Une pêche d'enfer aujourd'hui, après la soirée assez bien arrosée avec les Danois et Irlandais.
départ à 8 h30, après le bénécité avant et après le petit déjeuner. En quelques mètres on atteint les bord du Lot d'où l'on a une vue extraordinnaire sur le château de Giscard qui se refléchissez dans le Lot. Après quelques centains de mètres tranquille sur le goudron, une côte sortie de derrière les fagots à couper le peu de souffle qui me restait, mais le Vieux dans la côte....performant, tous ceux  qui m'ont doublé sur le plat, je me les suis avalé... Une côte..... pendant deux heures de montée...même pas envie de m'arrêter, le sac me semble même pas lourd.
Arrivés, vers 15h dans un gîte communal où une fois de plus 2 personnes étaient chargées des réservations donc 15 places louées pour 12 lits....les hollandais (2) et une suédoise  :  un matelas dans la cuisine, alors qu'ils occupés un lit.... pélerin ????
Pour manger, le restaurant complet, ...même pas un effort pour deux ou trois clients...non et poutant ils ne travaillent que pendant la saison et avec les "marcheurs pélerins"...le boulanger ? pizza : à commander avant 18 h....on y va à 18h30 ....nous n'avons plus de pâtes quoi ???  Néanmoins soirée sympa...
Demain, départ de bonne heure, il faut arriver vite, avant 14 h pour trouver un couchage à Conques. De plus, j'ai perdu ma carte mémoire photos à l'étape d'hier, tout un cinéma (puisqu'elle a été retrouvée) pour la récupérer à Conques....
Je viens d'apprendre à mon grand désaroi que Maryline ne pouvait pas me rejoindre demain, sa tendinite contractée les deux premiers jours s'est aggravée, le médecin lui a interdit la marche... vraiment dommage.

lundi 14 mai 2012


Aumont-Aubrac - Nasbinals : 26,5 km - 6h 30 de marche

debout 6 h15, petit dej' 7 h, pour un départ prévu à 7 h 30
Nous étions que Pierre et moi dans le gite, le petit déjeuner sympa avec discutions sur les difficultés du métier de paysan...
Nous arrivons au point de rendes vous à l'heure, mais Berny n'est pas prêt, nous lui faisons savoir que nous partons; A huit heures coup de téléphone de Berny :"avez vous pris à manger ?" "non, nous avons des fruits"...un peu plus tard retéléphone de Berby "je vous ai pris des sandwichs, vous pouvez pas rester sans manger, vous m'attendez à midi"....
Nous faisons une halte café après deux heures de marche "aux quatre chemins" 1170 m d'altitude, le ciel devient tout noir, nous préparons les pèlerines....à consommées avec modération.
Encore un chemin de derrière les fagots, le prochain qui me dit qu'il y a des étapes faciles, il porte mon sac.
En chemin, la fille avec qui Maryline a discuté le premier soir, jeune femme avec une chevelure  abondante poivre et sel, me rattrape,"bonjour Paul... nous discutons pendant qqs centaines de mètres.Cette jeune femme marche avec son père. Je lui demande si c'est bien..."vraiment très bien". Je lui annonce que Mary va revenir et que peut être  ma fille viendra faire, elle aussi, une ou deux étapes..."formidable pour toi". Chez moi, je ne parle pas beaucoup avec mes proches, ces moments vont peut être, être propices à ....elle me répond, ce que je partage entièrement, que partager des silences est quelques fois beaucoup plus profond que l'échange de paroles...je trouve la sagesse sur le chemin. Elle dit regarde, en me montrant son père qui s'éloigne, il est venu pour marcher avec moi, là nous sommes trois...il s'en va....et elle accélère le pas... bonne route, je ne sais même pas ton prénom mais je garderais le souvenir de Toi.
Berny  "court" après nous avec nos sandwichs, nous demandant de nous arrêter, nous arrêtons à midi mais comme il avait une bonne1/2h de retard....
Nous sommes montés jusqu'à 1257 m, pose boisson dans un gite original avec yourtes...
Le patron un original comme son installation,  voit Berny qui souffre des pieds "j'espère que vous ne mettez pas de mercu' ou d’éosine sur vos ampoules" le voilà parti pour un cours de naturopathie...il faut mettre du macérât de millepertuis... et pour la tendinite du macérât de (je ne sais plus quoi) et pour les douleurs musculaires du macérât d'arnica....ça a duré au moins 3/4 d'heure et nous sommes partis tous les trois avec nos fioles de macérât... efficaces..;puisqu'après utilisation certaines douleurs ont disparues...
Arrivés à Nasbinals, beau petit village, mais mauvais gite...le chemin est pour beaucoup, je crois, une source de revenu non négligeable et facile....en plus il y faisait très froid....

4ème jour

11 mai - Le Sauvage - Aumont d'Aubrac : 27 km - 6h30 de marche....
Lever à 6h, pour quelques problèmes gastriques, mais néanmoins réveil bruyant des colocataires, seraient-ils rancuniers ???
Je ne suis pas très bien, après le petit dej' Berny me file un cachet...je traîne à préparer mon sac... Caroline me dit d'attendre de na pas partir comme ça "tu as le temps, soigne toi avant de partir"...elle fait cuire du riz, récupère l'eau du riz l'a sale (il ne faut pas que je me déshydrate) et me l'a fait boire.
Nous prenons la route, avec Pierrot, nous devons vite atteindre St Alban sur-Limagnole pour trouver une pharmacie. Le Bourgeois et Caroline qui ont pris aussi le chemin et se rapprochent de nous, me demande ne criant si je tiens le coup....arrivés à St Alban...pharmacie, puis ravitaillement pour midi : pommes, bananes.
Dans le village de nombreuses personnes sac au dos. On aperçoit Claus, Berny et Nadine à la terrasse d'un bar, nous nous joignons à eux....nous nous mettons tous 5 à chercher des refuges nocturnes pour plusieurs jours. Nous quittons le bistrot les premiers vers midi, en plein kania.
Le chemin prend vite des profils de chemin de croix mais en plus long, je crois que dans certains passages même une âne refuserait de passer. Les pourcentages sont fous et le soleil tape, je n'ai jamais bu tant d'eau de ma vie (c'est vrai Franck).  Un coup de fil, c'est Berny qui demande qu'on les attende pour cesser la croûte. Il arrive accompagné de Nadine, mais aussi de Caroline et du Bourgeois, 15, 20 mn de pose et nous repartons.
Les chemins sont toujours aussi carrossables, je me pose souvent la question à savoir pourquoi je suis là, mais jamais l'intention d'abandonner ne me vient à l'esprit....
Nous arrivons à Les Estrets, nous restés les 6 ensemble jusque là. Nous retrouvons Claus qui tourne déjà à la bière. Trois filles arrivent, Caroline (Babeth) me dit qu'elles sont sympa et de surcroît savoyardes. Je vais les voir, deux soeurs et la fille de l'une d'entre elles- "bonjour, il parait que vous êtes savoyardes ?" Vous pariez pour la réponse (comme les 3 gars d'Annemasse)....Hautes savoyardes et le couplet : la hte Savoie est à la Savoie....elles sont là pour s’entraîner et attaquer le montagne ensuite....le jeune fille pas peur elle marche en tongs alors que l'on crois fréquemment des vipères et la qualité.... elle est jeune.
C'est là que François-Xavier et Babeth nous quittent, ils rentrent dans leur Bretagne, bien que nous nous connaissons que depuis qqs jours ils ont de la peine de nous quitter.
Nous faisons péniblement les 7 derniers km, Bernie, entraîné par Nadine, qui voulait qu'on l'attende nous lache vite dans les premiers lacets, ils nous attendent néanmoins à l'entrée de la ville. Premier bar, on s'arrête, la bière du soir : la récompense. Pierre téléphone à notre logeuse pour qu'elle nous chercher, le gite se trouve à 4km du chemin. Hébergement dans chalets neufs, se sont de jeunes paysans qui se font un complément de salaires avec les gîtes pour s'en sortir...nous cohabitons avec des randonneurs cavaliers. Repas copieux et excellent. L'étape a été longue, peu de repos entre l'arrivée et le repas difficile à gérer matériellement et physiquement....

ENFIN trouvé du réseau, et devinez où....dans un couvent chez les soeurs...ce soir vêpres à 18h30...
je vais essayer de rattraper le retard... 




1er jour seul, Mary (Maryline, Anne Marie)est partie hier soir.... Elle a fait avec moi, et je l'en remercie encore, les deux premières étapes qui sont classées comme les plus difficiles. Mais après cette journée, il me semble qu'elles sont toutes difficiles.
La soirée s'est bien passée, en fait tu ne restes pas souvent seul.
 Je me suis trouvé un couchage pour le lendemain. Pierre qui arrive dans "ma" chambre, surpris de voir Maryline qui allégeait mon sac avant de prendre son bus, était sans gite pour le lendemain ; pas de problème on rappelle la mamie (je me permets de dire mamie, vous comprendrez plus tard). La réservation était dans un gite de 5/7 personnes. En partant diner, certains marcheurs étaient SDF...on rappelle la mamie pour  un couple  de plus, François-Xavier et Babette, Berny (que l'on "découvre" avec Nadine) nous demande si il reste une place, toujours aucun de probléme, on recontacte..... après le repas François Xavier (que j'appelerais "Bourgeois") rencontre deux Irlandais en peine de couchage...devinez ...bien sur chez la Mamie....nous étions sept....
Le matin départ à 8 h, première étape seul, les premiers hectomètres ça fait drôle....Mais, après à peine une 1/2 h un gars me salue et me fait la conversation, plutôt je l'écoute parler...il était entrainant et la cadence était soutenue : 7,5 km en 1,5 h, je souhaitais qu'il ne reste pas plus longtemps avec moi sinon mes durites allaient sauter. Un "Fou" qui a déjà fait Compostelle l'an dernier. Il lui arrivait de faire des étapes de plus de 60 km.... il a gravi  le col de Roncevaux en 4h (1400m de dénivellé), il s'était fixé comme objectif de ne jamais être doublé sur le chemin espagnol, ce qu'il a réussi, un fou je vous ai dit....
Ensuite, j'ai marché, pendant de longues heures seul,  les difficultés du chemin et le poids du sac paraissent plus pesantes....et puis ça trotte autant dans la tête que sur le chemin.... Arrêt à midi alors que j'avais prévu 13h, la fatigue a eu raison de mes prévisions, néanmoins moment de bonheur simple, repas frugale 2 pommes une banane et petite sieste d'1/4 h dans des myrtillers sous de grands pins....
Nous avions rendez vous à 15h (avec les différents colocataires du jour)à Le Sauvage....j'ai marché, marché, marché baté (?) comme un mulet. Après une heure de marche mon dos n'en pouvait plus, arrêt près d'une grosse pierre (pour poser le sac) délestage du sac....j'étais mort, doublé par les savoyards qui me demande si j'allais encore loin : Le Sauvage...."t'es tout près courage", je remets ce putain de sac sur le dos et je repars, large chemin plat au milieu des champs de jonquilles.
J'arrive vers une grosse batisse en pleine nature....je vais voir si je peux avoir de l'eau fraiche au bar. Aucun problème. Je demande si" Le Sauvage" est encore loin, le gars me répond "c'est ici", j'insite "mais le village ?" "il n'y a pas de village, Le Sauvage c'est ce domaine"....J'étais arrivé ouf. Pour me récompenser, je commande un "monaco", le garçon : "pas de problème" mais il va voir sa collègue pour lui demander ce que c'est ??? il revient vers moi et me dit "nous sommes des paysans qui tenons cet établissement en fonction de nos disponibilités, et le "monaco?" je lui explique, il me sert, près de moi un client danois me demande " qu'est ce que c'est, c'est bon ça? je lui dis (il parlait français) que c'est un panaché avec de la grenadine et que la bière plus le sucre ça retape son homme....il rend son "beaujolais texan" pour demander un "monaco" le garçon me lance un regard (!). Le jeune étudiant états-uniens qui était au bar, lui aussi, demande au danois "qu'est ce que c'est ?" et rebelote....le garçon me dit "vous avez gagné" je lui réponds "vous savez ce que c'est maintenant" le tout sur le ton de la rigolade...
Il était 13h30, j'avais du temps à tuer. je sais, donc, que ce "gite-hotel-bar-restaurant" appartient au conseil général de la hte Loire et qu'il est laissé en gérance à une SARL de 35 paysans qui le valorisent et qui y vendent en plus leurs produits.
1er arrivé Pierre après plus d'une heure d'attente ;  à 10mn de l'heure du rendez vous Babeth et François-Xavier arrivent, il faut bien sur aller boire un coup. Nous installons à une table, les Irlandais étaient là (ils avaient raté le rendez vous de plus d'un km et étaient revenus sur leur pas) nous étions tous là sauf Berny qui souffrant des pieds pouvait ne pas finir l'étape. Le garçon prend la commande, arrive mon tour il me dit avant que je me prononce "un monaco". En fait, nous avions rendez vous pour faire des courses, car dans notre gite qui était 4,5 km plus loin le repas du soir n'était pas assuré. Heureusement que Caroline (Babeth, mais je ne me rappelle jamais de son prénom)a discuté avec la gérante du casino à Saugues qui lui a appris qu'à Le Sauvage il n'y avait pas de magasin, seulement de la vente de produits fermiers, elle a donc pris une initiative heureuse en se chargeant de 500g de pâtes. Néanmoins quelques courses à cette halte réparatrice, pâtés, saucisson, fromage et 2 douzaines d'oeufs étaient nécessaires.
Nous nous apprétions à reprendre le chemin quand Berny est arrivé accompagné de Nadine qui l'a encouragé sur ce parcours difficile pour tout le monde mais pour lui en particuliers avec ses pieds "ampoulés".
Quatre km interminables, c'est dur de reprendre après une longue halte. De plus il fallait chercher la direction du Gite accrochée à un arbre, quitter la route pour traverser pendant 1,5 km un parc à moutons, avec escaliers en bois pour franchir les clotures élrctrifiées.... On ne voyait jamais le toit du gite, nous étions à travers un immens paturage à se demander si nous étions bien au bon endroit (nous avons même retéléphoner à la Mamie) "oui, oui marchez tout droit pendant encore un km". Enfin, nous arrivons, c'est le petit fils qui nous accueuille ; il a l'air inquiet, nous aussi car nous voyons 4 marcheurs assis à la terrasse (il n'y avait normalement que 7 places). Je lui demande s'il y a un problème ? S'il pouvait tous nous loger ? "il y a un problème ma grand mère a accepté des gens alors que le gite était dèjà plein (11 pour 7 places) en fait il y avait 10 couchage en formant des couples (???). Berny qui était,encore, derrière, irait coucher dans le foin. Autre problème, la Mamie nous avait dit qu'il y avait du pain (2,5) pour 11, diner et petit déjeuner ???? La Mamie (85 ans) arrive tout affolé, "c'est de ma faute j'ai fait une bétisse" réponse collective des derniers arrivés "mais ce n'est rien madame, on va s'arranger" "Berny dormira sur le divan dans le salon". Grande discution entre la grandmère et le petit fils au sujet du pain. "il faut que tu ailles en chercher", le gamin hésite beaucoup, nous lui avons demandé de mettre une table dehors. La grand'mère nous dit au Bourgeois et à moi) "dites lui, vous, qu'il parte chercher du pain avant 19 h" nous arrivons à convaincre Pierre (le petit fils). Parmi les gens qui étaient déjà installés, je reconnais un marcheur, nous nous regardons et il me dit "monaco" c'était le Danois Claus. il était en train de siroter un canon de rouge, je lui demande s'il connaît le "communard" "non". je vais chercher du cassis et lui sers un communard, il goûte et tout de suite sort son carnet pour noter la recette à côté de celle du monaco. Nous invitons Claus à se joindre à nous pour le repas. La table est dressée dehors par Pierre (un marcheur), j'ouvre les bocaux de pâté et fais des partions, pendant ce temps Caroline qui s'est fait donner des échalotes par la Mamie prépare les pâtes et les omelettes pour 8. Une chose importante, je suis allé acheter 4 bouteilles de Fitou à la Mamie. Apéritif dehors au rouge, sous le soleil déclinant, elle est pas belle la vie du pélerin ? Après avoir dégusté les produits du terroir, Caroline (Babeth) nous a servi ses omellettes  aux échalotes et aux pâtes très appréciées à l'unanimité. Autour de la table, 1 Danois, 2 Irlandais, 3 Bretons, 1 Lyonnais et un Ht Savoyard qui avec l'aide du rouge se sont lachés, conversationnellement  j'entends. Et le Bourgeois lance le sujet : pouquoi faites vous Compostelle ? Chacun avec, bien sur, des raisons très différentes et en respectant les proportions des analystes. Certaines raisons étaient très émouvantes, l'instant fut quelque peu poignant.... Retour à la routine du "pélerin-marcheur", il faut tout ranger et faire la vaisselle , moment épique et bruyant avec les Irlandais à la plonge et le Danois à l'essuyage...et Caroline qui prenait des photos, grand moment de rigolade que n'ont pas apprécié les autres locataires.
Très longue page qui n'a peut être pas d'intérêt pour mes lecteurs potentiels, mais ce n'est que le résumé d'une journée de "marcheur" sur le chemin de Compostelle. De plus ce blog me sert de journal, car à mon âge on oublit vite les petits moments sympas ou on ne sait plus les situer dans le temps et dans les lieux.....mais vous pouvez zaper....

on doit être dans des régions sous développées ou dans la France profonde car nous sommes souvent sans réseau et plus encore sans point wifi....
Je me suis aperçu que je ne me situais jamais géographiquement et comme la géographie n'est pas le fort de mes concitoyens, surtout quand ce n'est pas des lieux de vacances.....donc je vais vous dire où je me "promène".
1er jour : Le Puy en Velay / St Privat d'Allier : 23,5 km - tps donné 6h mais je crois que nous avons mis plus longtemps.
2ème jour : St Privat d'Allier /Saugues : 19 km - 6 h : parcours de dingue
3ème jour : Saugues / normalement Le Sauvage (mais plus de plus de place) donc La Roche
4ème jour : Le Sauvage / Mont d'Aubrac : 27 km - 6h30....interminable jamais de portion plate, sans arrêt montée raide descente du même type.
5ème jour : Mont d'Aubrac /Nasbinals : 26,5 km - 6h30...
J'essayerais de me localiser chaque jour à partir d'aujourd'hui.....

mercredi 9 mai 2012


Hier soir pas trouvé de couchage pour aujourd'hui, j'étais un peu inquiet et à partie de 4 h du matin "tempête sous un crane". J'ai trouvé après le petit déjeuner. en fait presque tout le monde se retrouve dans le même accueil (on va finir par être des potes).
Départ 8h30, prudents l'étape à la réputation d'être très difficile. Pourquoi un "S" à prudent ?
Mary est restée avec moi pour cette 2ème étape en discutant avec ses voisins de table elle a appris qui exitait des navettes de ramassage.
Les difficultés dès les premiers 10 m. des dénivelés impressionants dans les deux sens. Pour les descentes carrément des escaliers taillés dans les racines des arbres, merci les bâtons de marche; nous sommes montés à 950 m pour redescendre à 600 m pour repartir pour 1103 m et arrivée à 960 m. Là j'ai souffert, je crois que Mary est repartie avec un quelque chose à la cheville. Le plus important, c'est que je crois que je l'ai convaincu de l'intérêt du "Chemin de st Jacques de compostelle"
Dur dur de repartir après le repas de midi (?) une pomme et un morceau de fromage pour moi, la fatigue me coupe l'appetit.
C'est vrai que l'ambiance est spéciale, on finit par reconnaître tout le monde et à parler avec tout le monde;
Pour la fin du parcours, un gars charmant nous a ratrappé et faisant notre chemin, nous avons discuté, c'était un agronome, des belles vaches dans les paturages et bien sur de la politique de nourriture du bétail, des grandes structures de l'allemage ex est, qui ne pourront pas voir le jour en france... de l'importation de cette nourriture que l'on pourrait avantageusement remplacer par de l'herbe qui pousse chez nous...Et puis je sais qu'il a une vieille ferme de famille sur les hauteurs de st Jorioz, qu'il est parti pour un mois, qu'il campe pour ne pas être emmerder par le quotidien... puis comme le chemin descendait assez fort il est parti en courant. je me suis retrouvé avec 3 autres mecs qui eux sont d'Annemasse, la France est petite.... Mary a rencontré un couple de Palvaz, une dame qui a de gros problèmes à un genou et qui marche néanmoins aussi vite que nous.
Et c'est vrai que la dernière descente a été très pénible, mon sac devenait à chaque pas mon ennemi du moment, là en train de vous écrire mon dos me dit qu'il est là.
Arrivés dans le village et au gîte, la queue pour avoir une chambre, Mary a juste eu le temps de se doucher et de sauter dans le bus, je n'ai même pas pu lui faire un bisou !!!! Merci sincèrement Mary d'être restée 2 jours avec moi, nous avons souffert ensemble, mais tu m'as beaucoup aidé.
1ère lessive maintenant que je suis seul. Puis réservation d'un couchage pour demain, rebelote, plus de place à l'étape, je vais donc aller plus loin (19 km étaient prévus). J'ai trouvé, je crois que ça va être sympa, je suis obligé de quitter le GR, monté des escalier pour passer au dessus des cloture des parc à mouton, traversé ce parc, reescalier et un gite chez une mamie (?) qui me dit on ne fait pas à manger, mais il y a des paysans qui passent et ils sont heureux de vendre des choses. Mais si il faut nous avons du pain et du vin et...des pâtes dans le buffet...Le gars qui partage ma chambre n'avait pas de place non plus, il a dons choisi la même adresse;;;;
Pour finir, car il est presque l'heure de la soupe, le resumé de la journée "on en a chié, mais ça fait du bien quand même surtout dans la tête", je joindrais bien des photos mais j'ai un soucis technique, Jean Claude tu ne peux pas descendre ???
je ne prends pas le temps de me relire... je suis naz', demain surement pas de réseau à +

1er jour il doit surtout etre marquant pour la suite du périple.....ce fut le cas.
1er objectif atteindre la cathédrale pour avoir la "créanciale" le laisser passer du pèlerin.
1ére surprise un monde fou....recherche d'un parking et départ... bien sur fausse route
1ère erreur ....1ère sanction on nous indique un chemin pour rattraper le GR 65 : un dénivellé  terrible type tour de St Jacques (Dominique). Mais arrêt "escragot" quand  même les Baudrillart.
Une fois sur le GR, la 1ère rencontre : une pélerine (il pleuvait) elle me dit "la pluie veut nous bénir" (ça commence) je lui répond "elle veut surtout nous mouiller" le ton est donné.
23,5 km avec un sac qui pèse un ane mort (plus de 12 kg) ça fait mal les 1er Km surtout par mauvais temps mais comme dit ma belle mère "il a choisi", pique nique dans les champs par un froid de canard; L'après midi le GR transformé en canal, obligés de marcher dans les près qui ressembleés à des marécages.... pose au près d'une chapelle où plusieurs pélerins cherchent une chambre pour la nuit, tout le monde (ceux qui l'ont fait) dit qu'il n'est pas nécessaire de réserver ??? là, nous apprenons que les premières étapes sont les plus difficiles (là j'en doute) mais ça nous réjouit , on est des balaises sans entrainement. Je dis souvent nous car Mary' fait la 1ère étape avec moi, heureuseusement d'ailleurs (vous ne lui direz pas). je parlais de réservaton un peu plus haut, mal m'en a pris, arrivés au gite bien que réservé et payé pour une chambre pour 2 nous nous retrouvons dans un dortoir pour 6...
1 aléas, la déception est vite passée, ceux qui arrivent dans la chambre sont encore plus coincés que nous, nous sommes donc à l'aise;
Le temps est moche, très couvert avec des nuages très très noirs et menace de pluie en permanence.
Au fait, je ne vous ai pas dit où nous étions : nous sommes à St Privat d'Allier.... à demain si vous le voulez biien!
Non je vais parler un peu de la soirée. Après douche réparatrice mais vous vous en ficher, mais ça fait vraiment du bien. nous  sommes aller faire un tour dans le village, il fallait trouver un moyen de locomotion pour Mary puisse rejoindre le Puy...
De retour, nous nous sommes pris une petite carafe de rosé et nous avons tapé la bavette, sauf que nous avona loupé l'heure du repas, arrivés au réfectoire plus de plus sauf séparés et à chaque bout de la salle à manger. Mary s'est retrouvée avec des routards sympas, moi à une table où il y avait 2 Suisses, 3 Etat uniens et 4 Allemands, seul Français communication assez sportive (avec l'échauffement de la journée un peu plus de sport nous effraye plus), conversation vite branchée sur les élections et les différents systèmes de gestions des Pays respectifs.... soirée sympa, un point  Wifi mais sans connection avec internet.... au secours Jean Claude...
arrivés au Puy vers 22 h, premier boulot refaire le sac pour essayer de le rendre moins lourd, difficle rien à jeter en cherchant je supprime pantalon, tshirt...chaussettes, il ne me reste rien je vais finir "cradot" ou à poil. le pied pour la 1ére nuit l'alarme de l'hotel  se met en branle à 2h du mat', puis à 4h pour une veille de 1er jour de marche ça met en forme.

lundi 7 mai 2012

c'est parti...

bjr,

Après "moultes" hésitations ça y est c'est parti (je dois bien aimer ce verbe ???)
Je prends la route (en voiture) ce soir pour la ville du Puy en Velay en Hte Loire (je précise  car beaucoup de blaireaux qui  me liront, ne sauront pas situer cette ville, ville de la vierge noire...tjs l'Afrique...)
J'ai une angoisse terrible, ça me rappelle certaines inspections (en fait toutes les inspections...) vais je y arriver ou serais je de retour dans qqs jours ??? Même avec des rations de guerre le sac me parait lourd et le supporter 6 à 7 heures par jour ouilles ou ouilles.(non Dominique je n'ai pas mis de "c")
je tiens dès le premier jour, car je vais surement oublié, à remercier Jean claude (qui se connaîtra) qui m'a concocté ce blog afin de me permettre de rester en contact avec les manants (et oui je deviens pèlerin, moi).
Difficultés dès les premiers pas, les doc disent de partir tranquille de réserver ou pas les places ou sa place pour au moins dormir la veille pour le lendemain, mais déjà pour les premières réservations tout est pris.
Pour ceux qui ne connaissent pas les parcours, je pars pour St Jacques de Compostelle à qqs  1522 km du Puy, si tout va bien et que je marche ts les jours j'arrive à destination le 11 juillet...oui oui de cette année. Comme disais hier soir mon ami le policier de Rumilly et ancien élève encore une aventure...
Je vais essayer d'écrire ts les jours qqs phrases pour ne pas perdre le contact avec vs, seul (peut être pas) et sur le chemin ds la nature je ne sais pas comment je vais revenir... intellectuellement et socialement j'entends (plus ours que ours tu meurs).