jeudi 24 mai 2012
1292 m
nous avons enfin trouvé un abri...de fortune une cazelle
la cazelle où l'on a trouvé refuge pour le casse croûte
l'arrivée à Cajarc
20 mai
Figeac - Cajarc - 31 km - 7 h
Une parenthèse, enfin Caroline (Babeth) et le Bourgeois (François-Xavier) se sont décidés à donner signe de vie. Caro la première, bien sûr, avec plusieurs messages, puis incognito, il croyait qu'on ne le repèrerait pas, le Bourgeois ; merci à vous deux de votre soutien et bon courage dans votre climat tropézien....
Départ 8 h, après un petit déjeuner agréable et une hospitalière aux petits soins pour nous.
Début de l'étape, la plus longue depuis le début, assez violent, après deux ou trois cents mètres pour dérouiller la machine, une côte terrible et très longue. Bonne mise en condition pour Liliane qui prend le départ pour un bout de chemin.
Tout de suite dans la nature et sur les hauteurs...après sept kilomètres, haut perché un joli petit village, même sous la pluie : Faycelles. Heureusement que nous avons fait l'effort de monter jusqu'au magasin d'alimentation, nous n'avons plus rien trouvé sur le chemin.
En fait c'était un ensemble -petite épicerie, dépot de pain, café, resto et gîte - vendeuse assez spéciale qui disait être fatiguée d'aller de la balance à la caisse mais...gentille(mais ce n'est pas un métier)...pausse café, sous l'ombre des arbres (il pleuvait encore et toujours,) avec un petit escargot (pour ceux qui savent)...les noms des rues étaient originaux : rue de la repasseuse, rue de la mercière, rue de la cardeuse, rue de la couturière....très médiéval.
Reprise de la marche, sous, comme dit notre breton, un petit crachin... Mais la situation s'est aggravée avec une pluie battante à décourager de marcher...il était pas loin de midi, nous arrivions dans un hameau, tout était fermé même les hangars (des fois que l'on emprunte un tracteur...), mais sous les arbres nous n'étions pas abrités donc reprise du chemin....qqs centaines de mètres et nous aperçumes une "Cazelle" (qui signifie "petite maison") ancienne cabane de berger tout en pierres sèches même le toit conique ; confort rustique sol en terre battue recouvert de foin, 2 ou 3 chaises de jardin....c'était le Pérou sous cette violente averse. Le temps de notre frugal repas, la pluie s'est un peu calmée, nous repartons toujours emmitouflés et sous notre pancho (en plus il fait froid). Marche sans intérêt touristique, à cause de la pluie même si elle a cessé...cahin-caha nous sommes arrivés à Cajarc (rappelez vous M. Moulino de Coluche), par une descente, encore, très accidentée bordée d'une falaise de calcaire où il y a d'énormes grottes. A l'entrée du village, nous sommes attaqués par deux gros chiens, heureusement que nous avions des bâtons... Puis...repluie, mais comme "vache qui pisse" (terme que des français ont appris à des allemands), incroyable, trempés aussi bien à l'extérieur que dedans...nous avons trouvé refuge sous le banne d'un magasin. Vu le temps et un dimanche personne dans les rues pour nous renseigner sur le gîte. Bien que le gîte soit municipal Pierrot téléphone pour avoir le chemin à suivre, trente secondes plus tard l'employé municipal était prés de nous pour nous renseigner, en fait il accueillait les pélerins entre le camping et le gîte et était sur la route. Nous étions très proche encore fallait-il affronter les foudres du temps.
C'est à savoir, Cajarc est la ville natale de Françoise Sagan.
J'en suis à un peu plus de 300 km de marche....
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